dimanche 11 février 2018

un filet troué



j'étais surprise, flattée, incrédule...était-ce ce photographe célèbre qui souhait me "shooter".
J'avais ses liens, son téléphone, tout semblait effectivement concorder. J'avais eu déjà la chance de poser pour des artistes talentueux et dotés d'une notoriété certaine mais une de mes passions que seule ma paresse refrénait était l'anthropologie, cet artiste-là avait voyagé et discuté avec une myriade d'ethnies, côtoyé les plus grands écrivains voyageurs de ce temps, avait une banque d'image incroyable et ce monsieur, si poliment me demandait de  poser pour lui...comment refuser alors que comme la grenouille j étais sur le point d'exploser de satisfaction.
Je l'appelai immédiatement et,de manière très civile, voici qu'il discuta assez longuement avec moi désirant faire des jeux d'ombres et de lumière sur mes courbes si possibles galbées par des bas résilles!

Bien sûr! aucun problème! Quand cela? ce soir? oops!
Très à l'aise au téléphone, je paniquai in sotto: je n'avais rien, aucune résille et devais juste courir du travail pour me laver ma crinière quelque peu défraîchie, me maquiller et trouver des bas.

Une demi heure pour trouver des bas, je n'avais même pas le temps de reproduire mon parcours rituels des toilettes à la douche...je devais trouver des collants et surtout des bas! j'en avais quelque part! des résilles! alors à 10 mn de son arrivée, je testais une combinaison résille...comme gigot ficelé le résultat était assez intéressant et je soufflais enfin .



Mais, un éclair de compréhension vint soudain embué mon calme relatif : mon aimable poitrine me cachait un élément essentiel que je sentis au bout de quelques minutes, un élément troublant et quelque peu embarrassant...la combinaison était aérée!!! Mm certes par les résilles mais aussi par un vilain trou peu gracieux quoique pouvant s'avérer très utile au niveau des parties génitales.

Je ne pouvais garder cette combinaison érotique mais ne rien mettre allait décevoir le grand homme, je la gardai donc en dessous de ma jupe et mon chemisier, puisque c était les jambes qui semblaient l'intéresser, le monsieur ne verrait que du feu... d'ailleurs la sonnette tintait déjà et je n'eus que le temps de mettre mes talons et tituber vers la porte d'entrée pour vous apparaître un Danny Boom ou son sosie, très souriant, très à l'aise presque mondain entrer d'un pas vif dans mon vestibule.

Il ôta son manteau et fonça devant ma bibliothèque surpris et très admiratif de son contenu...je n osais parler de peur de croasser de plaisir et de vanité mais n'explosais pas, non! je diminuais et souhaitais me fondre dans les murs lorsqu'il me demanda d'enlever tous mes vêtements pour ne garder que mes bas...La nudité n'aurait pas un problème mais l’ambiguïté ou la non ambiguïté de ma combinaison m'obligea à avouer ma gène avec une voix de toute petite fille! Mon filet avait un trou et c'était bien le nœud du problème.

Il rit, ce mec était décidément super sympa et me rassura "génial c'est exactement ce que je souhaite" (ah bon?) et nous commençâmes le shooting.

Oh! je n'avais pas besoin de prendre des poses, car il vint à quelques centimètres de moi prendre des photos de ces jeux d'ombre et de lumière...il me montra quelques photos, je vis surtout des monochromes noirs mais lui semblait extrêmement ravi et décidément très très proche de moi...trop proche de moi!

Certes, je comprenais bien que c était des plans serrés mais assise sur mon fauteuil j'avais quand même les seins à 2 cm de sa braguette et tandis qu'il me mitraillait je perçus un changement dans son attitude, son débit de parole également s'accélérait étrangement.

Je fus soulagée de quitter sa proximité et de m'extirper de mon siège lorsqu'il me demanda si nous pouvions faire quelques photos dans la chambre...mais si je respirais lui peut être moins car malgré les 15 degrés résiduels de mon appartement, Paul venait de retirer son pull "pour plus de commodité".





1 commentaire:

Gilles a dit…

Très intrigante cette tension sexuelle en mode quelque chose en lui me titille mais je ne suis pas tranquille ��