lundi 17 novembre 2014

Une odeur de souffre persistante!!!


Maîtresse Busty trônait donc alanguie sur son lit, le martinet en cuir à la main attendant sa soumise postulante avec comme majordome "Stéphane".
L'idée était simple: la candidate devait arriver, se présenter à ma porte et puis se changer avant de pouvoir pénétrer dans ma chambre...J'attendais suffocante dans la chaleur de juillet, n'osant pas ouvrir les fenêtres de peur que nos éventuels bruits, râles, gémissements, cris deviennent les seules respirations de cette après-midi là pour mes voisins et moi .
Je me sentais terriblement  engoncée dans ma guêpière mais j'avoue que l'idée m'émoustillait et m'intriguait de plus en plus.

J'avais le sentiment que plus je vieillissais plus mes fantasmes apparaissaient, de moins en moins édulcorés et la tendresse qui avait dévoré mon ancien couple et me satisfaisait alors me paraissait soudain bien fade...ou tellement insuffisante: j'avais envie de jeux, de ludisme, de transgression, de bestialité même, de m'oublier dans une saturation des plaisirs des sens... j'avais envie de rire, de ressentir...et surtout de ne jamais me cantonner à une seule attitude.

On sonna subitement à ma porte. Elle arrivait. Je sentais poindre un fou rire nerveux de panique  tandis que mon amant fermait la porte de ma chambre face à mon lit... j'entendis ensuite quelques murmures nerveux...je me contenais difficilement lorsqu'on frappa à la porte 3 fois, je souriais de l'à propos dramaturgique de mon cher et tendre et d'une voix de stentor, glaciale je m'entendis déclarer un "entrez!" tonitruant.


C'est alors que je vis la plus étrange des apparitions, un pokémon d'un mètre 50 aussi rond que grand me souriait d'un air apeuré, les cheveux hirsutes! je me sentais tout attendrie devant cette femme sortie tout droit d'un conte ou d'un roman de fantasy...oscillant entre un hobbit et un gnome, je me sentais émue et faillis m'exclamer attendrie: "oooh qu'elle est mimi" tandis que m'étant levée pour l'inspecter, je la surplombais d'une bonne trentaine de centimètres, figée dans mes talons aiguilles pour éviter toute démarche incertaine,  j'entendis "Séphane" me demandait s'il devait me la préparer...je répondis alors de mon nouveau ton glacial: "bien sur, faites! et vite!"

Je dois avouer que ce mauvais pastiche m'aurait fait un peu honte si je n'avais pas autant gloussé dans mon oreiller et je m'étranglais à moitié lorsque je vis dans une sorte de filet de résille la dame, à quatre pattes , yeux bandés, en laisse, parvenir difficilement à mon lit, guidée par un Stéphane écarlate, n'osant me regarder tant il se retenait d'exploser de rire. Nous dûmes je crois la faire attendre une bonne dizaine de minutes tétanisée d'effroi tandis que mon cher et tendre et moi-même dévorions allègrement nos coussins respectifs pour ne pas nous entendre glousser!

(Deux affreux sales gosses! le plus difficile dans cette séquence étonnante fut de la hisser sur mon lit car véronique tétanisée ne voulait ou ne pouvait plus se mouvoir! je lui avais dit de ne pas émettre la moindre syllabe mais après l'avoir hissée et tandis que j haletais devant l'effort je lui demandais si elle était prête à être ma chienne?

A mon grand désappointement je ne reçus pas la moindre réponse et je réitérais la question un peu agacée...
toujours silencieuse, je décidais alors de fesser l'insolente qui se mit à larmoyer et à geindre un "maaaais vous m'avez dit de ne paaas parler". Je crois que c'est à cet instant précis, alors que je sentais poindre au mieux un lumbago au pire une hernie d'avoir du la porter que ma jauge d'empathie clignota dangereusement devant tant de stupidité, de grotesque (de toute part). Je lui enfonçais alors sans ménagement un bâillon dans la bouche et décidais de la fustiger avec mes derniers sursauts d'énergie observant avec délectation les rougeurs striant son blanc fessier.

Il n'empêche que moi-même suite à ce fastidieux effort, je me sentais au bord de malaise, prête à défaillir car la dame devait avoir comme arme défensive une très forte sudation . Ne supportant pas les odeurs corporelles, je me sentais accablée par celles acres d'une inconnue embaumant ma chambre dans cette journée caniculaire m'insupportait et m'étouffait littéralement! Courage! fuyons! était mon unique pensée tandis que j'ordonnais à mon assistant du  jour de continuer à rougir le cul de mon invitée et je me dépêchais de quitter la chambre afin de trouver au plus vite de l'encens.

Je cherchais celui aux arômes le plus lourd, venant du Bhoutan et m'approchant d'elle, j'allumais la mèche salvatrice...j'entendis alors des hurlements étouffés et des soubresauts de ma pathétique prisonnière engoncée dans son filet, ses menottes et bavant joyeusement sur mon gag ball. Je la regardais stupéfaite lorsque je compris que la malheureuse avait les yeux bandés et pensais dans sa terreur que j'allais la brûler! je ne pus alors m’empêcher de souffler sur mon allumette et bien que juste chaude de lui toucher la cuisse! Merde! elle avait empuanti mon appartement, je pouvais me venger un peu! non?  mais honteuse je crus qu'elle allait s'évanouir de terreur et ne pus m’empêcher de mettre rapidement fin à ce jeu cruel.

je lui libérais alors les yeux et la bouche afin de lui ordonner de lécher mon anatomie et suçoter mes seins toujours si érogènes ce qu elle fit avec une certaine avidité! la drôlesse y mettait un appétit certain et je commençais à apprécier ce traitement lorsque je vis mon amant de l autre côté du lit sursauter et me faire discrètement un petit signe alors qu'il avait dégainer un godemiché de la grandeur d'un bras ou presque, que je connaissais très bien puisque "la dame si bien" m'avait besognée avec cette arme sans grande délicatesse l'année précédente.

Fi de Michelle, je prenais le relais et demandais vertement à ma nouvelle chienne de sucer comme il se devait mon amant lorsque je découvris l'ampleur du désastre...et compris les gesticulations silencieuses de mon amant... l'odeur, malheureusement, ne semblait ne pas être sa seule arme et ma soumise du jour avait laissé un voile de pudeur cacher son anatomie...ou plutôt un ou deux papier toilettes avaient du se déchirer et trônaient insolemment comme un puzzle sur les parties intimes de la dame. Bon, je savais une chose c'est que l'expérience n'allait pas être la plus excitante de ma vie et c'était bien fait pour ma gueule! j'entendais ma mère me susurrer "c'est le petit jésus qui t'as puni ma fille!"

j'avoue que j étais cette fois-ci piégée dans cette mauvaise farce ne sachant comment esquiver mes devoirs de maîtresse Busty! je n osais pas lui dire : "tu n'as pas honte de te présenter ainsi!" tant j étais vraiment incommodée de ce manque d'hygiène (c était un comble) et du coup sans pouvoir respirer un grand coup mais pensant un prosaïque "quand faut y aller! faut y aller!" je m'armais avec désespoir de ma massue en latex pour explorer la zone humide de la dame, qui à ses halètements semblait pour le coup, elle, pas dans le même esprit que sa maîtresse, nullement incommodée de la situation et appréciait grandement son traitement, tant et si bien qu'elle sursauta dans un orgasme terrible et perdant le contrôle mordit cruellement mon amant!

Je crus qu'elle l'avait castré et regardait tétanisée la scène, observant dans un même tempo les soubresauts de plaisir de mon petit sconse et les jappements angoissés de mon amant les yeux exorbités!


j'entendis Véronique susurrer un pardon un peu honteux avant de s'effondrer dans mes draps.
Quel coup de théâtre dans ce vaudeville.  Je me demandais si , partant le lendemain pour la campagne, j'avais encore le temps de faire une machine avant de lui dire de partir pour tout désinfecter (y compris nous-mêmes) et après l'avoir laissé respirer deux minutes, je lui ordonnais sans nulle autre façon de nous laisser mon clown blanc au vu de sa couleur terreuse depuis quelques instants et moi...bien sûr avant de s'éclipser, qu'elle n’oublie de me lécher les pieds.

Grossière erreur, et dans cette déroute épreuve supplémentaire car je découvris ce jour-là combien je détestais qu' on me bave sur mes pieds et suçote mes pauvres orteils... Alors, dans un stoïcisme admirable, contenant mon hystérie qui cherchait à poindre, je lui ordonna de se rhabiller et de nous laisser : " je suis satisfaite! tu es une bonne chienne!"
Elle me regarda éperdue et s'écriant un "merci Madame vous êtes si bonne" et je vis disparaitre mon petit lutin odoriférant soulagée de quitter mes pénates.

Nous ouvrîmes aussitôt les fenêtres de l'appartement afin de pouvoir respirer puis mon cher et tendre remis de sa cruelle blessure de guerre et moi même passèrent joyeusement la nuit à hurler de rire devant cette épisode improbable!
Érotiquement je doute qu'il s'agisse là d'une expérience d'une rare intensité mais je crois que nous n'avons jamais autant ri, d'autant que pris à notre propre jeux nous fûmes punis de notre mascarade et goûtais à cette incongruité puisque finalement seule Véronique jouit de notre mise en scène et involontairement, elle fut le glaive de sa vengeance en castrant à moitié mon compagnon et embaumant, marquant de son odeur mon appartement devenant à mon grand dam son territoire!

je pensais à la célèbre phrase de Goethe, dans son Faust :

"– Qui es-tu donc, à la fin ?
– Je suis une partie de cette force
qui, éternellement, veut le mal, et qui, éternellement, accomplit le bien"


 Je ne sais si Méphistophélès nous avait inspiré mais il semblerait que nous fûmes punis par ses boules puantes comme bombes de destruction massive !

inutile de dire quand,15 jours plus tard, gambadant dans les bois, je reçus un texto de mon amant me disant hilare que Véronique avait adoré sa séance même si elle m'avait trouvé très dure et espérait  me revoir mais seule à seule sans lui cette fois-ci! je déclinais l'aimable proposition et mis fin définitivement et sans grand chagrin à mes expériences saphiques.

Maîtresse Busty disparu ainsi étrangement aussi vite qu'elle était apparue...

1 commentaire:

Mimizen a dit…

Comme quoi...toujours avoir de l'encens à porter de main!
J'ai beaucoup ri, belle écriture.