jeudi 30 mai 2013

A la recherche de l'anus perdu ou en toute amitié 4

Cela faisait plusieurs mois que Felipe et moi étions amants, à nous voir régulièrement... les codes étaient simples, j'avais envie de le voir, il me suffisait alors de lui écrire sur msn où nous conversions régulièrement que j'avais eu dernièrement une aventure et le soir même de manière fortuite, sans prévenir, il sonnait à la porte, l'haleine toujours avinée et sautant de plus en plus les préliminaires pour me besogner joyeusement. Après avoir joui, il ressentait une terrible culpabilité et l’œil humide me murmurait systématiquement:  "il faut pas que tu tombes amoureuse de moi, tu sais".
Je souriais tout aussi systématiquement, pensant in sotto que ça ne risquait pas, et il partait quelques minutes après un peu hagard, en m'ayant emprunté des livres, catalogues ou dvd pour ensuite m'écrire le soir même qu'il ne fallait plus que nous nous voyions, qu'il se sentait coupable  par rapport à virginie mes couilles, que ce n'était pas bien.

je répondais toujours  un laconique "ok, tu as raison, je comprends" et quelques jours plus tard, les hormones travaillant, je recevais  un mail devenant un peu plus tendancieux m' indiquant la visite assez rapide de mon jeune paon parfois forçant un peu la main...je fus un soir particulièrement embarrassée lorsque l'ayant prévenu de ne pas venir car je recevais une de mes meilleures amies peu friande de ma relation extra conjugal avec lui, et souhaitais tous sauf un face à face...pendant la nuit, téléphone et Felipe ivre mort m'expliqua avoir perdu les clefs de chez lui et être à la rue...je le reçus donc, en m’excusant auprès de mon amie qui dormait déjà dans mon salon...il s'écroula nu sur mon lit et je passais la nuit à le couvrir au cas où mon amie veuille venir dans la salle de bains attenante à ma chambre.
Au matin terriblement embarrassée, je proposais à cet amie un petit déjeuner dans un café pour éviter la rencontre et dit à Felipe de claquer la porte derrière lui lorsqu'il aurait fini de cuver son vin dans mon lit... erreur stratégique et psychologique car mon amie le ressenti comme si nous  faisions passer son bien être avant tout et avant elle pourtant venue de l'étranger pour me voir et au lieu de le mettre dehors ... c était du coup nous qui devions déguerpir de mon antre... ma peur de l'affrontement m'avait jeté exactement dans l'abysse que je redoutais et je ressentis longtemps l'amertume de mon amie vis à vis de cet incident sans pouvoir justifier mon indelicatesse.

Il est vrai que par faiblesse et facilité et une certaine dose d'indifférence, j'entretenais et me complaisais dans ce jeu malsain avec cet homme pour qui je ressentais de moins en moins d'enthousiasme intellectuellement comme charnellement...

un jour cependant il vint, et nous discutâmes un peu de ses projets lorsqu'il me coupa dans un intermède charnel et là il m'expliqua tout rougissant qu'il avait un fantasme et n osait pas l'avouer, j'insistais..évidemment, amusée et intriguée.
.il m'expliqua avoir déjà pratiqué une fellation dans une fête...j opinais  tout en me disant que l'anecdote était certes croustillante mais que je voyais mal comment réitérer cette aventure avec lui.
Alors que mes pensées cheminées, je le sentais de moins en moins à l'aise  jusqu'au moment où n'y tenant plus , il avoua qu'il aimerait bien que je le sodomise...ouch! allons bon! pourquoi pas?  mais me sentais pas très à l'aise devant cette nouveauté et n'avait pas d'objets oblongs sous la main....  rester justement cette dernière...et tandis que je voyais mon amant, à quatre pattes sur mon lit, inversant curieusement les rôles, j'avançais mon doigt afin de pénétrer l'antre du vice et de la bête...à sec, on était pas des chochottes...du moins le pensais-je car tandis que ma main avançait comme le requin des dents de la mer vers les abysses , et que je sentais une envie déplacée de glousser en s'exclamant "E.T maison, Elllioooot avec mon doigt tendu vers l'antre de la caverne d'un Alcibiade que Socrate n'aurait pas renié, lorsque, soudain, je me rendis compte qu'un récif s'érigeait...ou donc était l'anus?
je sais cela parait ridicule mais ce garçon là n'avait aucune fente visible, tellement serré et contracté et je me retrouvais dans un immense moment de solitude à me demander ce que j'allais bien pouvoir faire.



-"J'étais désemparée, tu comprends Roland, et j'avais beau essayé ça ne marchait pas!
-m'enfin tu sais bien où se situe l'anus, ne sois pas ridicule!
-je t'assure, j'appuyais mais rien ne s’enfonçait , cet homme n'a pas d'anus!
-il sait surtout pas à quoi il a échappé le malheureux! avec ta maladresse tu lui aurais perforé l'estomac en moins de deux...oops désolée, oulala...il est suicidaire ce garçon!
-en tout cas il était à quatre pattes attendant et moi j'avais ce moment de solitude où je me suis dit, mince je fais quoi maintenant?je m'en vais et le laisse en plan à quatre patte cul levé?   après trois tentatives malheureuses,j'ai begayé sous son air dépité un vague euh...bon, peut être une autre fois, non?"

j'avais beau avoir été à la recherche de l'anus perdu, je ne l'avais pas retrouvé et étrangement nous n'avons jamais plus évoqué ses fantasmes de soumission et de pénétration durant toute  l'année où nous nous vîmes.

prochain article: délit de sale gueule et a priori

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