jeudi 30 mai 2013

A la recherche de l'anus perdu ou en toute amitié 4

Cela faisait plusieurs mois que Felipe et moi étions amants, à nous voir régulièrement... les codes étaient simples, j'avais envie de le voir, il me suffisait alors de lui écrire sur msn où nous conversions régulièrement que j'avais eu dernièrement une aventure et le soir même de manière fortuite, sans prévenir, il sonnait à la porte, l'haleine toujours avinée et sautant de plus en plus les préliminaires pour me besogner joyeusement. Après avoir joui, il ressentait une terrible culpabilité et l’œil humide me murmurait systématiquement:  "il faut pas que tu tombes amoureuse de moi, tu sais".
Je souriais tout aussi systématiquement, pensant in sotto que ça ne risquait pas, et il partait quelques minutes après un peu hagard, en m'ayant emprunté des livres, catalogues ou dvd pour ensuite m'écrire le soir même qu'il ne fallait plus que nous nous voyions, qu'il se sentait coupable  par rapport à virginie mes couilles, que ce n'était pas bien.

je répondais toujours  un laconique "ok, tu as raison, je comprends" et quelques jours plus tard, les hormones travaillant, je recevais  un mail devenant un peu plus tendancieux m' indiquant la visite assez rapide de mon jeune paon parfois forçant un peu la main...je fus un soir particulièrement embarrassée lorsque l'ayant prévenu de ne pas venir car je recevais une de mes meilleures amies peu friande de ma relation extra conjugal avec lui, et souhaitais tous sauf un face à face...pendant la nuit, téléphone et Felipe ivre mort m'expliqua avoir perdu les clefs de chez lui et être à la rue...je le reçus donc, en m’excusant auprès de mon amie qui dormait déjà dans mon salon...il s'écroula nu sur mon lit et je passais la nuit à le couvrir au cas où mon amie veuille venir dans la salle de bains attenante à ma chambre.
Au matin terriblement embarrassée, je proposais à cet amie un petit déjeuner dans un café pour éviter la rencontre et dit à Felipe de claquer la porte derrière lui lorsqu'il aurait fini de cuver son vin dans mon lit... erreur stratégique et psychologique car mon amie le ressenti comme si nous  faisions passer son bien être avant tout et avant elle pourtant venue de l'étranger pour me voir et au lieu de le mettre dehors ... c était du coup nous qui devions déguerpir de mon antre... ma peur de l'affrontement m'avait jeté exactement dans l'abysse que je redoutais et je ressentis longtemps l'amertume de mon amie vis à vis de cet incident sans pouvoir justifier mon indelicatesse.

Il est vrai que par faiblesse et facilité et une certaine dose d'indifférence, j'entretenais et me complaisais dans ce jeu malsain avec cet homme pour qui je ressentais de moins en moins d'enthousiasme intellectuellement comme charnellement...

un jour cependant il vint, et nous discutâmes un peu de ses projets lorsqu'il me coupa dans un intermède charnel et là il m'expliqua tout rougissant qu'il avait un fantasme et n osait pas l'avouer, j'insistais..évidemment, amusée et intriguée.
.il m'expliqua avoir déjà pratiqué une fellation dans une fête...j opinais  tout en me disant que l'anecdote était certes croustillante mais que je voyais mal comment réitérer cette aventure avec lui.
Alors que mes pensées cheminées, je le sentais de moins en moins à l'aise  jusqu'au moment où n'y tenant plus , il avoua qu'il aimerait bien que je le sodomise...ouch! allons bon! pourquoi pas?  mais me sentais pas très à l'aise devant cette nouveauté et n'avait pas d'objets oblongs sous la main....  rester justement cette dernière...et tandis que je voyais mon amant, à quatre pattes sur mon lit, inversant curieusement les rôles, j'avançais mon doigt afin de pénétrer l'antre du vice et de la bête...à sec, on était pas des chochottes...du moins le pensais-je car tandis que ma main avançait comme le requin des dents de la mer vers les abysses , et que je sentais une envie déplacée de glousser en s'exclamant "E.T maison, Elllioooot avec mon doigt tendu vers l'antre de la caverne d'un Alcibiade que Socrate n'aurait pas renié, lorsque, soudain, je me rendis compte qu'un récif s'érigeait...ou donc était l'anus?
je sais cela parait ridicule mais ce garçon là n'avait aucune fente visible, tellement serré et contracté et je me retrouvais dans un immense moment de solitude à me demander ce que j'allais bien pouvoir faire.



-"J'étais désemparée, tu comprends Roland, et j'avais beau essayé ça ne marchait pas!
-m'enfin tu sais bien où se situe l'anus, ne sois pas ridicule!
-je t'assure, j'appuyais mais rien ne s’enfonçait , cet homme n'a pas d'anus!
-il sait surtout pas à quoi il a échappé le malheureux! avec ta maladresse tu lui aurais perforé l'estomac en moins de deux...oops désolée, oulala...il est suicidaire ce garçon!
-en tout cas il était à quatre pattes attendant et moi j'avais ce moment de solitude où je me suis dit, mince je fais quoi maintenant?je m'en vais et le laisse en plan à quatre patte cul levé?   après trois tentatives malheureuses,j'ai begayé sous son air dépité un vague euh...bon, peut être une autre fois, non?"

j'avais beau avoir été à la recherche de l'anus perdu, je ne l'avais pas retrouvé et étrangement nous n'avons jamais plus évoqué ses fantasmes de soumission et de pénétration durant toute  l'année où nous nous vîmes.

prochain article: délit de sale gueule et a priori

jeudi 23 mai 2013

laissez parler les petits papiers ou en toute amitié 3

J'étais absolument atterrée, affligée et un brin vexée en lisant et comprenant enfin le mail de cette Virginie...

"xxx Virgnie
xxxfil@hotmail.com
CC rondeurwoman@hotmail.fr
Date... 2003  09:51:28 +00

Filou

Si je te dis que je lis encore tes mails tu vas me detester...mais malheureusement ce que je pensais est vrai, tous tes mensonges étaient vraiment des mensonges...et tu baisais bien avec Busty mes couilles... cette fantasmeuse de première...cette fille que tu vas présenter à tes parents? puisqu'ils nous attendent pour déjeuner dimanche...ça sera sans moi et à vie...

je la mets en copie ta nouvelle copine pour qu'elle comprenne mon désespoir aujourd'hui, presque 4 ans de relation pour finir avec autant de souffrance, je n'en peux plus...je suis détruite...

je t'embrasse et malheureusement continue à t'aimer...bonne route

virginie"

J''ouvris le second mail  le gosier un peu serré et si j'avais beau n'avoir aucun sentiment amoureux, j'avais éprouvée une vive sympathie et pour moi partager mon intimité n'était pas si anodin, c'était une rencontre même si éphémère, une personne, pas un godemichet sur pattes...aussi je ne pus que me sentir mal à l'aise en parcourant son texte envoyé visiblement par erreur croyant discuter avec sa compagne

De xxx phil
Date:...2003 09:53.00

Simple je t'ai engueuler hier j étais enerver car oui c'est vrai je l'ai fait...mais vraiment je crois avoir été plus dégouté...meme de récupérer mon pull...de toute facon je pourrais pas me racheter...et tu reteras un super souvenir....bisous




Bon!!! le côté "avoir été plus dégouté" me dérangeait un petit peu comme la soudain poussée d'urticaire qui me démangeait à cet instant précis car cela me renvoyait à toutes mes inquiétudes et craintes.
Si j'avais été une assez jolie enfant, l'âge ingrat ne m'avait pas épargnée ni les boutons et mon comportement et habillements un peu désuets ne m'avaient eux non plus guère aidés dans ma vie sociale au collège: j'avais été la risée longtemps, très longtemps et il m'avait fallu bien du temps pour parvenir à dépasser les cicatrices de ces rejets...

Mon amie Annie m'avait aidée à prendre conscience de leur poids et m'en dévêtir  lorsque chez elle je me complaisais dans cette blessure en en parlant encore et encore et geignant sur ma timidité inhibante qui m’empêchait systématiquement de faire le moindre geste vers l'autre surtout si l'autre me plaisait...et telle une belle au bois dormant somnambule, j'attendais que mes princes fassent le premier pas et n'arrivais pas à dépasser ma peur des autres.... Annie avait attendu, écoutant pour la énième fois ce discours puis elle m'avait obligé alors à observer une groupe de gamins jouant dans une cour de récrée et m'avait alors déclaré: "tu vois ce sont eux qui t'ont blessé, des enfants, mais si eux ont toujours 12 ans, toi tu as vieilli et as grandi avec tes souvenirs mais ma veille tu as plus de 30 ans maintenant, tu dois te réveiller! ce sont des mots et des peines d'enfants, pas de grandes personnes!"

Là mon petit filou appuyait exactement ou ça faisait encore mal...cette absolue certitude d'être incapable de plaire réellement, de séduire et puisque m'ayant vue nu, m'ayant goûtée, j'avais d'autant plus mis mon ego et mon narcisse à nu et le "plus dégoûté" me semblait une brûlure à mon orgueil comme ces gens qui veulent se taper une grosse pour voir si ils en sont capables ou pour se punir... et dans une sorte de comptine masochiste je ressassais cela tandis que consciemment je n'oubliais pas non plus que le monsieur avait été sans cesse demandant et que son érection n'avait pourtant pas été si difficile à obtenir même lumière allumée!

le 3e mail m'était visiblement adressé

De xxx phil
Date:...2003 09:53.00

Ouaip...tu as du avoir mail de ma copine...pas top...ouais, désolé..bon appele pas stp c'est deja difficile...a plus...bises


Bon, le romanesque et cool memories de Baudrillard de la veille étaient loin pour le coup... alors qu'allais-je faire? je voulais récupérer mon livre? devais-je me sentir responsable? faut dire que j'avais perdu pas mal d'empathie vis-à-vis de la nénette après qu'elle m'ait  traité de "busty mes couilles" et surtout d'avoir dit "c'est ce genre là que tu vas présenter à tes parents?" pourquoi donc? je n'étais pas présentable? j'avais une parfaite éducation mince, je savais distinguer mon verre à eu de mon verre à vin blanc et vin rouge, pouvais parler de Bach, de Dante, de danse, de Descartes ou Montaigne, de textes bibliques, je ne disais jamais de gros mots! merde! euh...mince!? ah non c'est là que le bas blessait justement, pas mince....


J'étais en rogne contre ce petit con et sa dulcinée qui m'avait joué un jeu à la noix que je n'avais pas demandé et qui crachait en plus ensuite dans la soupe, en rogne de ces échanges qui ressemblaient à des échanges d'ados attardés , tout ce que je détestais et me voilà pourtant plongée en plein vaudeville et je voulais mon livre de Bazin sur le cinéma et ...et surtout baiser une dernière fois avec monsieur petit cul bien ferme ne serait-ce que pour ce moment où je pourrais avec l'oeil égrillard regarder sa jouissance une dernière fois afin de me rassurer que ce mec bandait bien, dur, pour moi, d'envie et pas pour se punir!

J'en parlais à Roland qui me dit "tu veux baiser avec lui? baise avec! tu t'en fous de ce p'tit con ! tu es pas responsable! c'est pas toi qui est allé le rechercher non?  ça te disculpe pas mais qu'importe, tu la connais pas, c'est leur histoire, pas la tienne et  tu es pas amoureuse de ce petit con alors baise le et quant t'en as marre tu jettes, tu lui dois rien."

C'est vrai et lorsque je lui envoyais un mail disant d'un air faussement sympatoche "salut! J' espère que tes soucis se sont réglés et que vous avez pu arranger votre histoire. Si tu veux récupérer le pull, aucun souci, j'aimerais bien mon livre également, t'as qu'à passer un jour chez moi. Bises."
il répondit tout de suite: "ah oui! pas trop cool cette histoire, dur, oui ça serait super car c'est pull que m'a offert  Virginie, tu vois, je te ramène le pull et ça me fera plaisir de de te revoir une dernière fois en copain, essaierai de pas me jeter sur toi, non je rigole, enfin dommage quand même , bisous coquins"

Si prévisible jeune homme. 

prochain épisode : à la recherche de l'anus perdu

jeudi 16 mai 2013

Busty mes couilles ou en toute amitié 3

Nous sortîmes du charbon, afin de grimper si ce n'est au 7e ciel comme je l'espérais secrètement , du moins l'impressionnante côte de Menilmuche et mes 4 étages pour atteindre mon appartement.
 Le parcours ne fut pas particulièrement épuisant car parsemé d'arrêt, Felipe étant tactile, me tenant dans ses bras tous les 20m et m'embrassant frémissant à bouche que veux-tu et ma foi d'une manière qui ne me laissait pas non plus insensible.

Arrêt également dans une épicerie de nuit sur le chemin afin de prendre deux bières de 50 cl pour mon Apollon en mal de carburant visiblement ... détestant le goût amer de la cervoise j'étais un brin inquiète de savoir si j'aimerais le goût de ses nombreux baisers mais fut rapidement rassurée vu que Felipe semblait avoir le gosier sec ou bien ressentait le besoin de se donner du coeur à l'ouvrage quoique non au vu du léger renflement de son pantalon et à son arrivée dans mon antre où il entreprit directement de me déshabiller.



Ma main sur son entrejambe en l'embrassant me confirma effectivement que je ne le laissais pas indifférente...j'étais noyée dans ses pensées et le plaisir de ressentir et découvrir le désir de l'autre lorsqu'il me susurra "tu sais je suis métis mais pas particulièrement bien membré, les gens pensent systématiquement que dès que tu as du sang noir, tu vois quoi? "...
Euh, non je ne voyais guère puisque je ne connaissais que le sang de couleur rouge, et que surtout après Thushanth n'importe qui me semblait doté d'un phallus digne du dieu Pan. Par ailleurs, à ce moment là,  j'étais plutôt extrêmement impressionné par la cambrure et la couleur caramel de son fessier...
Je crois n'avoir jamais vu un postérieur aussi beau ou du moins cette partie ne m'avait auparavant jamais autant troublé.

Il était mince mais musclé et les pectauraux très déssinés, une beauté classique dont j'étais peu coutumière, assez sur de lui et en apparence assez dominant ce qui convenait bien à mon tempérament assez docile, appréciant de servir comme mon pseudo l indiquait de poupée ou de réceptacle aux fantasmes de l'autre et tandis qu'avec le bout de sa langue il s'amusait avec mes tétons, maintenant à pleines mains mes seins, je ressentis une profonde satisfaction, goûtant avec langueur aux vagues de jouissance et me laisser rapidement submerger dans un jeu  sensuel et animal.

Il eût également l'élégance du gourmand et après une pause très agréable où nous discutâmes du montage chez Godard en comparaison au montrage du cinéma Rohmérien, nous choisîmes de reprendre une discussion plus corporelle et repartîmes de plus belles dans nos ébats....il aurait dû partir en début de soirée car il avait à rendre un devoir d'architecture le lendemain et c'est ainsi que j'appris son petit mensonge....puisqu'en fait il n'était pas encore architecte mais en dernière année d'école d'architecture.

Après une mauvaise nuit de sommeil car c'était la première fois que je dormais avec un amant et j'avais eu peur de ronfler torridement,  je lui prêtais au moment de nous quitter un ouvrage de référence d'André Bazin sur le cinéma et la cruauté auquel je tenais fort et dont nous avions joyeusement discouru la veille...

 Je devais le revoir  le surlendemain et acceptais avec plaisir même si je trouvais cela un peu tôt surtout lorsque me souriant un brin contrit il me demanda  si au vu de ma taille il avait pu me satisfaire car il pouvait pleinement comprendre  que j'ai d'autres appetits et qu'il me satisfasse pas complètement...je n osais par trop comprendre? voulait-il insinuer que parce que ronde, telle une ogressse nymphomane il me fallait des  sexes turgescents énormes alors que pour les maigres ou petites femmes il leur suffisait d'une toute petite queue?



Je sentis s'abattre sur moi un dépit et abattement un tout petit peu consolé par décidément son magnifique cul et me rappelait alors les principes de Roland: "toujours baiser avant de discuter, ainsi pas de déception"...
Sa théorie et  notre grande discussion  peu de temps auparavant avait porté sur le fait qu'il fallait surtout jamais attendre pour baiser selon le théorème que si vous tombiez amoureuse d'une personne qui se révélait un désastre au lit, la déception serait affreuse tandis qu'à l'inverse, comme preuve a contrario , la superbe expérience récente de mon meilleur ami  avec mec super canon bien gaulé et super bon baiseur rencontré sur réseau téléphonique... ils avaient baisé tout de suite, sans même avoir énoncé le moindre mot....or au moment de partir cet homme demanda à mon ami s'il était pompier? interloqué Rolandese demanda s'il s'agissant d'une allusion graveleuse concernant certains préliminaires qu'il avait pu exécuté mais un peu dubitatif balbutia un "euh non pourquoi?"
C'est alors que l'autre avec son sourire éblouissant lui répondit dans une logique digne de Sherlock Holmes :"ben comme le mur est peint en rouge et beaucoup d'objets sont rouges, je me suis dit que tu étais sans doute pompier"
"- tu vois, ma grande, ça c'est bien la preuve qu'il faut TOUJOURS baisé avant...imagine que j'ai entendu cela avant, va t'en rallumer après ta queue obnubilé par la débilité de cet homme...ton fantasme est irrémédiablement détruit"

Felipe n'était évidemment pas idiot, et dans son école visiblement on l'appelait régulièrement "petit génie" mais ses propos étaient un brin déroutants et un peu cavaliers... m'ayant confié son complexe sur son sexe un peu plus petit que la moyenne, je lui dévoilais à mon tour que j'éprouvais toujours une appréhension lorsque je dévoilais la première fois mes seins...il me coupa et me répondit alors vertement "c'est vrai que c'est presque tout much, on en fait difficilement le tour"
Voilà! ça c'est fait! bon...

En dehors de ces quelques fausses notes la soirée avait été plus qu'agréable et lorsqu'il me quitta (et après m'être remise au lit et récupérée de ma nuit fallait pas exagérer) j'appelais Roland pour lui raconter mon incompréhension: ce mec était gentil, cultivé, intelligent, voir brillant, agréable au lit, célibataire et même très beau et pourtant je ne ressentais rien!
Qu'est-ce qui clochait chez moi?
-"Rien!" me répondit mon confident "mais parfois on a tous les ingrédients et l'alchimie ne prend pas".

Moui il avait raison et tandis que je raccrochais et essayer de discipliner mon poulpe capilaire, j'allumais mon ordinateur et ma messagerie...m'avait-il déjà écrit?
oh oui j'avais des mails et tel le chat de chestshire soupirant d'aise j'ouvris le premier:

"xxx Virgnie
A xxxfil@hotmail.com
CC rondeurwoman@hotmail.fr
Date... 2003  09:51:28 +00

Filou

Si je te dis que je lis encore tes mails tu vas me detester...mais malheureusement ce que je pensais est vrai, tous tes mensonges étaient vraiment des mensonges...et tu baisais bien avec Busty mes couilles... cette fantasmeuse de première...cette fille que tu vas présenter à tes parents? puisqu'ils nous attendent pour déjeuner dimanche...ça sera sans moi et à vie...

je la mets en copie ta nouvelle copine pour qu'elle comprenne mon désespoir aujourd'hui, presque 4 ans de relation pour finir avec autant de souffrance, je n'en peux plus...je suis détruite...

je t'embrasse et malheureusement continue à t'aimer...bonne route

virginie"

mardi 14 mai 2013

Embrasse moi idiot ou en toute amitié 2

La rencontre devait se faire un dimanche soir dans le quartier d'Oberkampf que je prisais et au Charbon, café assez branché mais cool qui faisait partie de mes lieux de débauche favoris.
En attendant nous nous échangions moult mails coquins, surtout de son côté car je restais toujours un brin empotée et oie blanche question fantasmes... à part les récurrents de monsieur lambda:train, dehors dans la forêt, sous un porche je restais sur ce terrain en jachère avec un sol particulièrement peu fertile.
Lui semblait bien plus à l'aise dans cet exercice épistolaire malgré une orthographe particulièrement aléatoire. Je prenais plaisir à badiner ainsi tout en discutant art, architecture et cinéma
Ses mails étaient bien plus hot que ceux que j'avais reçu précédemment et je  rougissais souvent en lisant ses propos tout en savourant les compliments plus axés sur mes lèvres que les habituelles réflexions sur mes yeux gris et la taille de mes seins. Un obsédé intelligent et cultivé. Cela changeait!

le grand soir arrivant , j'avais depuis 2 jours préparée une tenue "spontanée" assez sexy tout en étant relativement confortable si je devais grimper comme je le craignais la côte de Menilmontant particulièrement abrupte.
je choisis donc une jupe courte droite avec des bas et porte jarretelles noires mais chaussures  assez plates et un décolleté très marqué...le seul hic venait de mon idée de génie la veille d'aller chez le coiffeur et si j'essayais de faire pousser un peu mes cheveux courts pour un mi long un peu plus féminin sous les conseils de Roland, j'avais cédé à mes vieux démons de toujours et Mon fantasme absolu: la Permanente!
Bien sur n'ayant pas la bourse pour me payer une telle fantaisie, j'avais fauté dans un lieu de débauche à petits prix , une enseigne Tchip m'étant apparu tel le buisson ardent de mes envies et les tablettes de la Loi permettant dans ce lieu sacré d'enfin pénétrer en terre sainte...Ma  faiblesse me perdit car évidemment aucun démon du lieu ne me dit qu'entreprendre sur des cheveux déjà courts une permanente risquait de se révélait une erreur fatale et impardonnable d'autant que le produit avait joyeusement cramé mes beaux cheveux soyeux et je me voyais au bout d'une heure dans ce lieu de perdition comme une démone, à vrai dire une gorgone au vu la pieuvre séchée qui pendait lamentablement sur ma tête...
C était affreux!

Le coiffeur très fier de ce massacre à la chauffeuse me conseilla d'attendre surtout 48 heures que le produit me brûle entièrement...conseil que je m'étais empressée de ne pas suivre mais malgré tout, j'allais porter longtemps mon ami invertébré sur le haut de mon crâne. Je n'osais imaginer ce que dirait Roland et son fou rire surtout après avoir croiser une de mes amies intimes, Jeanne, connue de tous pour sa gentillesse et sa douceur qui me voyant avait failli fondre en larme et s'était spontanément écriée: ah non! là c'est horrible!

Donc c'est avec d'horribles crampes d'estomac et un intestin particulièrement léger que je me rendis au Charbon...après tout n'était-ce pas le médicament habituellement préconisé pour ce genre de maux...
Il était 19h et la salle relativement bondé et là je le vis, sur le moment il me rappela un peu Perec du fait d'une petite barbiche lisant...un livre de Baudrillard! Ouf! je respirais! et souri! enfin une publicité non mensongère qui se confirma car il leva la tête...J'avais devant moi un trentenaire fringant, présentant le peau et l'attitude cool et élégante d'un Caetano Veloso.



Bonne entente, rapide, même références culturelles, je me sentis rapidement l'esprit en éveil et même si je le trouvais un brin volubile, le trouvais on ne peut plus sympathique...lorsque soudain, il se leva et me prenant au dépourvue m'embrassa dans le café..

Curieuse impression mitigée à la fois de gène car malgré un exhibitionnisme évident lorsque sur des images, je n'étais pas aussi distanciée avec mon corps qu'avec mon image et venant d'une éducation trônant la pudeur et le maintien en société, le moindre contact physique me paraissait incongru voire terriblement gênant  En revanche, d'un autre côté j'étais surprise, stupéfaite et touchée, moi qui n'avais été que la proie aux moqueries lors de mon adolescence quelque peu boutonneuse et n'avais jamais connu le moindre succès, qui en vieillissant farouche et timorée ne ressentais de certains hommes dans la rue qu' un regard toujours très peu bienveillant quoique consommateur et qui me savais incarner un désir caché , celle de celle qu'on saute mais ne montre pas, je demeurée hébétée qu'un très bel homme, jeune, cultivé, architecte m'embrasse ainsi spontanément sans tenir compte le moindre du monde du regard (sûrement d'ailleurs indifférents) de nos voisins. C'était un vacillement dans toutes mes croyances les plus ancestrales.


Prochain épisode: Busty mes couilles ou en toute amitié 3

mardi 7 mai 2013

En toute amitié 1 ou L'intelligence du corps et moi, et moi, et moi

Après l'épisode de Thusanth et de Vincent ma soif de rencontres s'était un peu tarie et je commençais à en avoir assez de ces rencontres kleenex .

J'étais également bien consciente que ce n'était pas dans la structure de cc genre de rencontres que je risquais de découvrir l'homme de ma vie... de toute façon je n'étais guère optimiste à ce sujet étant trop névrosée, hors cadre, mon physique en inadéquation avec ma tranche socio culturelle...en gros et c'était le cas de le dire, je n'avais pas ce que l'on appelle l'intelligence du corps et  je faisais partie de celles qu'on veut parfois baiser mais surtout pas présenter à sa famille et ses amis...du moins le pensais-je ayant dévoré Bourdieu plus jeune et notamment La distinction...je me rappellais bien que plus nous naviguons dans les sphères socio culturelles élevés, plus le corps s'étiole...ce qui d'ailleurs a contrario est une des raisons du discrédit sur les gens gros puisque considérés comme ayant un physique vulgaire, de classe sociale populaire.

Combien de rencontres même simplement amicales, j'avais manqué juste parce qu'être grosse était un mauvais faire-valoir... je me rappelais comme autant de morsures, les propos de certains collègues explicites à ce sujet tandis que j'observais silencieusement mais avec un certain cynisme, les amis du net à la correspondance dense, la complicité presque coquine jusqu'à la rencontre physique où comme c'est bizarre l'amitié s'étiole d'un coup dans un non-dit gêné en même temps que leur prise de conscience qu'un cliché photoshopé ou non ne represente qu'une vue de la réalité et pas la personne en 3D se tenant face à eux...biip! il n'y a plus d'abonné au numéro que vous avez demandé, mais on reste amis hein?



Bref je voyais mal un prof de fac, un dirigeant de grosse entreprise ou un grand penseur s'interresser à moi...étant à l'opposé dans mon allure de l'escort girl ou du faire valoir qu'on présente et jette en pature au regard comme sa voiture de sport ou son dernier livre.



Je comprennais sans aucune condescendance que désormais que sauf rares exceptions j'allais être cantonnée à jouer le rôle de bonne copine un peu loufoque mais siii gentille mais trop étrange ou intello ou de la maîtresse affriolante qui nous permet de se dévergonder en se tapant une grosse à gros nichons, blonde de surcroît...
Comme toujours je n'entrais dans aucune case, entre mon côté décadent et libéré, vieille France, mon éducation bourgeoise, mes idées et style de vie un peu trop bohème et mon physique à ce point charnel...Roland m'avait d'ailleurs dit un jour pour me consoler de toutes les réflexions parfois abruptes quotidiennes dans la rue "pense que tu es comme un mec avec une bite de 30 cm l'exhibant sous nos yeux dans la rue... bah après tout, tu es de la chair à pâté maintenant, ok mais dans 10 ans tu pleureras de n'avoir plus aucun regard ou presque ..."

Cette solitude ne m'était pas vraiment imposée m'étant à tort ou à raison toujours trouvé différente et mal à l'aise avec les autres... j'aimais ma quiétude, mes amis, mes livres, mon monde et cloisonnais bien toute ouverture éventuelle de ma bulle...bien stabilisée.

Cela dit, quand un jeune architecte m'écrivit en m'envoyant sa photo, snobisme de ma part, je répondais avec enthousiasme entre le côté vrai beau gosse académique qui me laissa pas indifférente, son cv et son statut de célibataire...allais-je faire enfin LA rencontre décisive?

"Bonjour, je m'appelle Felipe, je suis le jeune archi du site de rencontres.
Photos des plus interressantes, je te laisse un numéro 06. XX.XX.XX.XX; je suis du 15e arrodisseement, que dire de plus je suis métisse et d'origine cap verdienne et portugaise, de grand mère suisse...un vrai cross over en somme. Ronde et passionnée d'art, vue tes photos , je me doutais surtout de ton côté esthète. Enfin voilà, n'hésite pas à m'appeler. Bises"

Je lui récrivis déjà sur mon petit nuage avec quelques photos, certaines flatteuses du visage que Ronan avaient fait d'autres moins seyantes à la web cam mais gardais toujours cette appréhension de la découverte de ma poitrine

"hum ce genre de métissage est très excitant... Dis moi je ne comprends pas pourquoi tu sembles apprécier le fait que je sois ronde alors que dans ta fiche tu demandes une personne fine...c'est étrange.
Je ne m'en plains évidemment pas.
Je t'envoie donc des photos avant de téléphoner. La plupart sont issues d'un projet artistique sur la métamorphose, d'autres plus crues sont faites à la web cam et ne sont pas flatteuses mais tu pourras avoir la preuve de mon physique fellinien!!!
J'attends tes commentaires même négatifs.
je t'embrasse.
Valérie"

Sa ou plutôt ses réponses le lendemain me laissèrent quelque peu perplexes

"Voici donc une photo de ma petite...personne...à bientôt...ah oui j'oubliais quelles sont tes pratiques sexuelles, avec tes arguments tu dois certainement avoir des envies aussi proportionnées; en tout cas au vue de tes photos je devine déjà un degré de sophistication lol...bises"

Que voulait-il insinuer que mon appetit charnel était à la mesure de mes dimensions? question sophistication il n'allait pas être déçu car si parfois je me déguisais en fille, mains et lèvres peinturlurées, je restais une adepte des heures de solitude sur le causse à gambader seule dans la forêt avec mes godillots, des fêtes de l'huma, de la myrtille ou des bourrées et gigues de mon village où je restais célèbre pour m'être proclamée entre 2 parties de belote ou pétanque, "miss casa" après avoir siroté une petite quinzaine de cette boisson anisée corse que je prisais tant lors de mes vacances... la sophistication faite femme...blurp!

"Troublant si ta poitrine est aussi sensible qu'imposante, je serais heureux de pouvoir participer à ce plaisir, crois moi, lol. tu as des lèvres...arghhhh miam miam digne de celle de Chiara Mastroianni, enfin bon arrêtons les compliments, mon nom est Felipe et je serais heureux de faire "plus connaissance", je travaille sur l'immersion en ce moment, un expo qui s'appelera "Arche de Noé".
Pour tes photos j'aime beaucoup celles que tu as présenté sur le site et enfin les autres sont impressionnantes aussi lol, matière et rondeur font bon ménage. Je suis évidemment redemandeur, mais le mieux...ne serait il pas de se rencontrer, j'attends ton coup de fil, bises"

Bon son compliment sur ma bouche était nettement plus gratifiant que mon habituel "oh toi, tu as une sacré bouche à pipe", il parlait art, architecture, expo et même bien de mes rondeurs...je respirais ravie et faisant fi de mes réticences à ces rencontres sur site, j'acceptai avec joie de le rencontrer.

jeudi 2 mai 2013

en voiture Simone ou il y a une arête dans mon plan cul

D'avoir été dans une rencontre si décevante avec Vincent et si terriblement chargée en pathos, je me sentais prête à une nouvelle aventure mais cette fois-ci j'allais suivre les conseils de Roland pour rencontrer un mec chaud mais non pas ce culturiste débile qui m'avait écrit et sur lequel mon ami fantasmait et revenait immanquablement en me faisant du chantage affectif, répétant un " s'il-te-plaît, fais-le pour moi, ne gâche pas cette occasion" alors que j'étais peu réceptive à la plastique particulière du monsieur, le muscle à la terminator m'attirant fort peu.
Certes, le monsieur au crâne par ailleurs dégarni - créant ainsi une superbe harmonie entre tête et biceps -  avait des goûts et dons labiaux qui auraient pu me faire céder mais je lui préférais néanmoins un jeune sri lankais avec lequel je discutais depuis peu et qui était particulièrement chaud.

Un plan cul voilà ce que je voulais!

Si parfois nous avons un désir de tendresse, même avec des inconnus ou de massages sensuels, le printemps arrivant, mes hormones en émoi d'avoir découvert ce nouveau jeu de galipettes et acrobaties on the bed, m'entraînait plus ce jour-là dans un road movie sauvage où j'avais envie de rencontrer le cow boy domptant avec force le taureau (ou la vache folle) qui était en moi.

Le jeune homme était très chaud et le dialogue sans grande ambiguïté dans sa teneur: Thushanth 23 ans mais paraissant bien plus sur la photo, m 'expliquait qu'il aimait pénétrer tous les orifices d'une dame si possible gironde et qu'il avait un sexe bandant dur comme du béton armé...lui même était assez grand et fort.

Ma foi, le printemps entamé  provocant une lascivité certaine sur mon organisme, je décidai de répondre par l'affirmative à son annonce et nous nous donnâmes rdv au café du coin, afin d'être pragmatique. Quelques heures plus tard après mon opinement pour le moment seulement épistolaire, et pile à l'heure au rdv, entra un jeune sri lankais au visage débonnaire et fort...rond.

Nous bûmes un café tandis que le jeune homme au sourire resplendissant me dit en guise de préanbule "je m'appele Thushanth, mais appele moi Kevin si tu préfères: cela fait plus français"...Voilà, voilà, voilà... j'avais dû oublié que la france était une ancienne colonnie des states et sans faire un outrage nationaliste , je preférais la douceur et l'extotisme du prénom d'origine que j'imaginais cingalais à celui de l'oncle Tom.

"- C'est cool tu ressembles à tes photos, mais tu n'es pas ronde!"
 Si, si, vil flatteur je le suis, en revanche toi tu n'est pas tout à fait fort dans l'acceptation la plus académique du terme... Il était néanmoins super sympa, faisait très "homme" et non ado attardé malgré ses sept ans de moins que moi, du charme... et j'avais envie d'un plan cul, aussi au bout de 10 mn nous abandonnâmes le café du coin pour mon antre.
Dans un empressement nous nous déshabillâmes et tandis que je défaisais la boutonnière de son jean, j'entendis un "aaaaaaah je bande dure pour toi, bébé"
Bébé? quel qualificatif incongru, j'étais de 7 ans plus âgée et le connaissais depuis à peine quelques heures pour entamer déjà la valse des mots doux...ouch
-"oooh oui kevin, met ton stetson et faisons donc un rodéo en écoutant la musique de Dallas, my love"
Non! je ne prononçais pas mes pensées et préférais me consacrer sur la première moitié de la phrase, plus exactement à découvrir la première moitié de la phrase, car sous le ventre relativement proéminent de Thusthanth je ne voyais rien et sentais poindre un fou rire en repensant à une planche d' Achille Talon où son patron, le rédacteur en chef de Pilote, s'exclame : "mais Talon vous êtes nu!" tandis que celui-ci répond: "mais non sot"et levant son ventre dévoile un superbe slip léopard.



Thusthanth s'allongeant nu sur mon lit, je découvris alors avec stupeur un micro phallus, pas plus long que mon index ni beaucoup plus large...Au vu de l'irrigation de son braquemart, mon jeune ami pouvait sans grosse difficulté effectivement bander dur et à ce moment-là, sans nul complexe, il me présentait sa virilité comme s'il s'agissait d'un d'étalon de casting x.

Je me taisais sur mes pensées oiseuses et commençait avec ma langue à titiller son gland avant de prendre et sucer entièrement sa queue...il soupirait d'aise dans ces ô combien justifiés amuse-gueules pour soudain s'écrier "oh bébé qu'est ce que tu suces bien!"

Le terme de bébé ignoré, je ressentis alors une vanité affreuse et une terrible satisfaction narcissique qui me rappela vite combien j'aurais dû éviter de me moquer de Roland quelques jours plus tôt lorsque tout excité il m'appela afin de me raconter qu'une de ses rencontres lui avait dit qu'il avait un superbe cul! J'avais alors gloussé car mon ami d'une vive intelligence et très cultivé méprise tout compliment de cet ordre : vous pouvez lui dire que son travail artistique est génial ou minable, cela le laissera de marbre, seul compte son envie de faire et quoi faire, idem pour ses qualités intellectuelles en revanche qu'un simple inconnu lui dénonce un compliment sur son anatomie ou ses performances d'amant et il ronronne tel un chat ayant lapé son lait (qui n'est pas forcément écrémé en la situation)
Eh bien, lors du compliment de Thusthanth je commençais également à me rengorger, situation oblige, lorsque dans son enthousiasme il continua "on dirait que tu manges ou suces un gâteau"



oh le con! je débandais mentalement...en bref, mes yeux de ronde étincelaient croyant voir un sucre d'orge mais oops blonde oblige je me serai trompée et suçais joyeusement une bite déguisé en coton tige!

Du coup, j'arrêtais mon élan et Tusthanth en profita pour mettre un préservatif afin de concrétiser notre belle union. et tandis qu'il me prenait en missionnaire, enfin me sembla t-il au vu de mon peu de sensation, je vis alors mon amant commençait une respiration accélérée du plus bel effet, dans un rythme soutenu et régulier qui me rappela un premier temps les exercices de respiration pour les femmes enceinte avant d'avoir la joie de découvrir que j'étais monté dans un wagon de l'orient express... je mourrais d'envie d'actionner la vapeur de ma locomotive en lui criant un "tchou! tchou"" ou m'exclamer "le train rentrera en gare de bustydoll à 15h10, veuillez attendre l'ouverture des portes avant de monter" mais je tirais mentalement ma sonnette d'alarme, pensant qu'il ne priserait guère cet humour, me limitant à observer le paysage de ce périple, surtout à ce moment fatidique où visiblement mon plan cul était enfin arrivé à bon port et tant pis s'il y avait une arête dans mon plan cul!