mardi 23 avril 2013

Vincent ou la Sainte Thérésa du Cul!



Après avoir connu bibliquement ce fauve informaticien une 2e fois, cette fois-ci préparée, aux joies des viennoiseries, je focalisais rapidement mon attention sur les deux photos d’un jeune homme : Vincent.
Un physique peu attrayant je dois avouer, assez mou et peu ouvert mais je lui trouvais de jolies lèvres et un air triste qui ne me laissait point. Indifférente. Bien sûr, le fait qu’il s’agisse d’un jeune homme de vingt trois ans, me rappelait douloureusement ma mésaventure avec le gérontophile allergique au latex et désormais traumatisée par les barbies xxl.


Je me laissais malgré tout convaincre d’un rendez-vous car ce jeune homme semblait sur de lui, sympathique, aimant dessiner et peindre et m’avait proposé de me montrer ses travaux.
Je dois dire que ma curiosité envers ses peintures emporta mes réticences et mes principes déjà bien vacillants et j acceptai de le rencontrer dans un café de mon quartier.

Selon notre discussion il souhaitait prochainement exposer et espérais mon avis pour savoir si comme il le présupposait son travail était montrable. Eh bien, si nous ne baisions pas, au moins aurions-nous une discussion passionnante sur l’art, mon sujet de prédilection.

Nous nous retrouvâmes donc un beau matin, ou plutôt un après-midi dans un café et je découvris alors un grand jeune homme timide et peu à l aise malgré son faux air décontracté. Cela m’émut évidemment  et avec avidité, je dégustais et savourais cette flagrance excitante de cette légère pudeur et cette inquiétude de rencontrer l’autre, cet inconnu, teintée de désir. Dans mon quotidien terne cela me semblait fort rafraîchissant et agréable : une petite bulle romanesque hors du temps où la découverte du corps de l autre  nous sert de catharsis affectif et sensuel .

Le café étant particulièrement bruyant nous convînmes rapidement de monter chez moi.
Là je lui offrais un thé tandis que je l’écouter discourir… il semblait avoir besoin de confier son aventure, comment il avait toujours souffert d’être obèse et qu’il avait fait un régime draconien , perdu cinquante kilos…que c était sa plus grande victoire même si toujours fragile, qu’il avait tout changer pour cela, son mode de vie, ses rares amis qui se moquaient de lui et sa petite amie qui l’avait abandonné… c’était très émouvant même si profondément pathétique et je commençais à me sentir mal à l'aise de servir de réceptacle à tous ces souvenirs si cruels.

Entre la différence d’âge et cette confession intime je me donnais l’impression de lui servir de rose du net et cet afflux de pathos me submergeais quelque peu.
Je décidais donc de l’embrasser pour passer sur un registre plus ludique et peut être aussi plus léger, il avait de très jolies lèvres charnues et l’embrasser me paraissait être une expérience prometteuse.

On dit souvent que les bouches charnues sont plus agréables à embrasser et c’est vrai qu’il y a dans un plaisir savoureux et très doux de goûter des lèvres rebondies et voluptueuses. Ce ne fut pourtant pas le cas là car si je ressentais un réel plaisir au contact de ses lèvres, il était néanmoins et rapidement gâché par l afflux incroyable de salive qui déferlait dans ma bouche… J’avais déjà ressentis cela avec mon deuxième rdv David, mon publicitaire hémophobe, je réexpérimentais cela dans un revival peu reluisant.

Je  me levais donc, pour me diriger vers le lit, suivie par mon jeune artiste chancelant et tremblant de manière étrange. je défis son col de chemise qui laissa entr'apercevoir, une torse relativement velu du plus bel effet. Au moins il ne faisais pas adolescent physiquement et retrouvais vite un regain d'intérêt en défaisant sa chemise et lui ôtant son pantalon tandis que son désir m'apparaissait on ne peut plus clairement.
Vincent tremblait de plus en plus et je craignais qu'il fasse une crise de tétanie, ne sachant comment réagir afin de le mettre plus à l'aise, je décidais d'ignorer ses tremblements et vint le caresser...je caressais son membre qui pointais durement avec toute la vigueur -enfin- de sa jeunesse et remontais délicatement vers son torse totalement désarconée par la surprise tactile de toucher ce corps un peu rond mais totalement flasque. Vincent me rappelait le piano éléphant de Beuys qui siège à Beaubourg...

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