samedi 13 avril 2013

le bruit et l'odeur ou Pour vous Mesdames 4


Les choses s’enchaînèrent facilement et nous nous retrouvâmes rapidement nus sur le lit...

Je conservais seulement ma culotte en guise d'ultime écran pour des raisons de cycle et non pas - à vrai dire - de pudeur. Lui enleva son caleçon et s’étendit. J’allais enfin toucher LA chose, l’objet de tous mes désirs et préoccupations. 
Combien de fois m’étais je demandé comment c'était dans la main, si la sensation était douce, ou chaude..
Je restais très perplexe par des notions de décalottage de gland, de taille du pénis et de son érection…J’allais enfin avoir les réponses de tant de questions. 

Erf! Quelle ne fut pas ma déception ! L’objet de tant de convoitise était au creux de ma main dure, tiède mais si dérisoire. J’étais loin des phallus géants plastifiés vu dans les vitrines des sex-shops ou des bites imposantes des films x regardés… De près cela me semblait si naturel, banal… J’étais à mille lieues d’une scène de bacchantes avec des faunes sauvages aux braquemarts monstrueux… Non là c’était si évident, si familier que je me demandais si je n’avais pas déjà vécu cela et l’avais oublié après des soirées particulièrement alcoolisées.
 Ce n’est que bien plus tard que je compris que ce monsieur avait un sexe des plus convenables. 



Ce qui me parut le plus bizarre dans cette aventure c’est à quel point tout était si simple. Je m’étais pris la tête durant des années alors que tout s’enchaînait, s’emboîtait naturellement.
 J’avais par mes craintes saccadé le temps à la manière d’un Zénon d’Elée avec sa tortue. 
C'est-à-dire qu’au lieu de penser dans une continuité du moment, mes peurs avait créé un gigantesque trombinoscope où je cherchais à rassembler les puzzles de l’acte fantasmé : A quel moment devais-je l’embrasser, toucher son sexe, le sucer, le branler, lui lécher l’oreille ?... Mais la réalité était tellement plus simple, je ne réfléchissais plus mais réagissais aux stimulus, à mes envies et aux siennes… Anticipais ses gestes…

Tandis que mon cerveau vaquait à des considérations oiseuses sur la banalité du coït, telle un vétéran blasé, il me demanda à ce moment-là, si j’avais réellement mes règles et cette fois-ci bien dépitée je lui confirmais. 

Aparté et chose amusante, lui qui m’apparaissait si antipathique et insipide, à l’horizontal devenait amusant, plein d’esprit et d’écoute:  les choses demeuraient simples et ludiques.

Après un moment de caresses et de baisers je m’apprêtais à tester mes talents buccaux et descendis par un chemin de baisers sur son torse musclé et poilu vers son sexe en érection. J’eus à ce moment là une mauvaise surprise et restais perplexe...

Je sentais comme une odeur… Je restée partagée par la répulsion quant à l’odeur légère -il est vrai- de crevette et l’envie de débuter ma première fellation. 
Je me maudissais d’avoir un odorat si fin et pensais soudain à Roland qui m’avait dit la veille en plaisantant : Attention si c’est bleu, avec des pustules et que ça pue, tu suces pas !!!

Cruel cas de conscience !!!

Que faire ? Sa bite avait l’air saine et  je ne savais pas si cette odeur était naturelle ou si le monsieur n’avait tout simplement pas daigné se laver avant de m’honorer de sa visite.

 Je m’approchais un peu plus et dans un excès de grand courage en retenant tant bien que mal ma respiration je prenais son sexe dans ma bouche, titillais son gland avec ma langue mais très rapidement cette odeur fétide me submergea. 
Moi qui avais une sainte phobie des germes et détestais les odeurs corporelles, je me regardais léchouiller un phallus d’un inconnu au goût crevette. Non décidément, je ne pouvais pas !

D’un air débonnaire, afin de ne pas désobliger le monsieur , je remontais donc vers son visage mais à mon grand désappointement, il me demanda de continuer. Aïe ! Que faire ! Que dire ! cruel Dilemme entre mon odorat quelque peu traumatisé et mes bonnes manières... Quoique là j'étais en train de lui sucer la queue, les bonnes manières sont peut être pas forcément de la partie....Bon autant être franche, je lui souris donc et lui susurra à l’oreille que cela sentais un peu trop fort à mon goût.


 J’essayais d’être la plus douce possible me disant que si quelqu’un m’annonçait cela, dans de telles circonstances, je serais totalement mortifiée.
Je m’inquiétais pour peu car il me regarda incrédule tout en m’expliquant qu’il s’était lavé la veille au soir et n’avait pu le faire ce matin et que j’aurais dû lui dire plus tôt, il serait allé se rincer. Oh le con!

Nous nous embrassâmes encore tandis que je le caressais puis il me dit abruptement qu’il allait se finir. Je restais perplexe en le regardant jouir, me demandant si j’avais fait quelque chose de mal. Il prit enfin une douce, nous nous rhabillâmes et en 5 mn chrono, nous convînmes d’un rdv pour la semaine suivante, et il m’énonça doctement que je ne devais pas être complexée qu’il se moquait de mes rondeurs et que les hommes aimaient entendre leurs compagnes réagir un peu plus bruyamment que je ne l’avais fait...Ah ça y est nous étions en position verticale et je me rappelais subitement combien cet individu était cuistre et finalement fort peu sympathique. Il me fit la bise sur la joue en me souhaitant une bonne semaine, ce que je trouvais un tantinet ridicule après les longs baisers peu innocents pratiqués 10 mn plus tôt et partit.

Whaouh ! Je n’en revenais pas de ce flirt poussé que je venais de tester.
J’avais hâte de raconter ces péripéties à Roland et, après avoir fait un brin de toilette, je partis le rejoindre afin de lui raconter ces dernières heures.
 A ma grande déconfiture, quand il me vit, avant même que je parle, il explosa de rire, me demandant ce que j’avais bien pu faire, j’avais la peau rouge comme après une grosse allergie et ma bouche déjà charnue avait, selon lui, doublé de volume. Bref, ma mission matinale avait dû être couronné de succès. Effectivement et je m’empressais de lui narrer toute mon aventure mais lorsque vint l’évocation de la légère odeur de crustacés émanant de la verge de M. Grand bleu bis. Roland se mit à se tordre de rire en me disant de ne plus jamais l’approcher, que c’était absolument répugnant. Qu’il était hors de question que je l’embrasse de nouveau… Que pour une première, je m’enlisais déjà dans les tréfonds du vice et de la perversité…

Je savais qu’il me taquinait, mais j'avais un peu honte et étais profondément vexée du tour que prenait notre conversation. Je m’étais attendue à quelques louages pour avoir su passer outre mes peurs viscérales et voilà que même en édulcorant de plus en plus le propos, Roland restait fixée sur cet incident. 
Pour conclure, il me dit qu’il espérait que je ne reverrais plus ce malotru qui n’avait pas été capable de faire l’effort d’une toilette matinale, ce sur quoi je ne pus que le contredire en lui expliquant que je lui avais déjà donné rdv pour la semaine prochaine. Malgré tout j’avais la ferme intention de le revoir afin de mener à bien ma mission : bref, je voulais conclure !

En revanche, il me rassura sur le fait que Stéphane R. à la fin, s’était branlé, seul, afin de jouir pleinement. Beaucoup d’hommes d’après mon docteur Ruth personnel, finissaient ainsi eux-même cela lui arrivait souvent indépendamment de la qualité de la prestation donnée par ses amants occasionnels.

Cela me soulagea beaucoup car j’y avais vu l’indice de ma maladresse. J’étais donc prête pour le second round !

La semaine d’après, directement chez moi cette fois-ci. Mes intestins furent évidemment tout émus, encore une fois, à la perspective de le revoir et d’ « approfondir » notre relation ! J’avais acheté des préservatifs, m’étais habillée après diverses hésitations, le plus sexy possible. Je me demandais si j’allais apprécier ma première pénétration. Les baisers ne m’avaient pas paru très excitants, la semaine précédente. J’avais plus l’impression d’une curieuse humidité et de lécher un mollusque quelconque, genre escargot.
Cela ne m’avait pas non plus écœuré, j’étais juste restais perplexe et assez désappointée. En outre, Roland m’avait dit que le baiser c’était certainement le meilleur de la bagatelle. Et bien si c’était exact, cela promettait!!!

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