jeudi 4 avril 2013

Est-ce que sucer c'est tromper? I


Un peu troublée et affectée par la fin de mon histoire épistolaire avec Loïc, je décidais néanmoins de continuer cette aventure sur le net. Mais que devais-je faire ?

Je restais perplexe quant aux hommes qui avaient répondu à mon annonce… Je les trouvais peu attirants et assez échaudée, je ne me voyais pas recommencer une longue correspondance avec quelqu’un d’autre, d’autant que j’avais compris que cela ne fonctionnerait pas : au bout d’un moment le mystère de l’autre s’effiloche tandis que n’intervient pas la sympathie d’une rencontre réelle. On demeure pour l’autre, un personnage onirique mais jamais une personne. Cela évite de s’embarrasser de problèmes moraux du quotidien.

Je re-testais un après-midi les fameux tchats et je discutai alors avec un charmant jeune homme du doux nom de Benoît. Sympa, il semblait très excité à la perspective d’une rencontre.

J’étais plus méfiante et lui parlait sincèrement de mes rondeurs, ce dont il ne se formalisait pas… loin de là !

Dubitative, Je lui envoyais en fichier joint de ma fameuse photo où je me trouvais torse nu… le résultat fut au-delà de mes espérances. Le monsieur semblait très très intéressé. Il me répondit en me donnant son numéro au boulot. J’avais son nom et son numéro professionnel… Je me sentais grâce à cela assez rassurée et confiante, pensant qu'à moins de tomber sur un psychopathe particulièrement débile, je ne misais pas ma vie sur ce coup-là ; aussi prise par la discussion, je l’appelais tout de suite avant d'être assaillie par mes peurs et doutes.


J’entendis une voix grave, assez jeune et nous convînmes d’un rdv, le lendemain à midi. Cela s’était passé en 5 mn chrono. J’étais sur le choc de mon culot. Je ne savais rien de lui si ce n’est qu’il avait mon âge, était mince et mesurait 1m78, les cheveux blonds et qu’il travaillait comme ingénieur pour la RATP et, surtout, qu’il venait directement chez moi le lendemain. N’ayant pas énormément de temps, du fait de son travail et surtout visiblement ce monsieur n’était pas libre, il préférait éviter les lieux publics.

J’étais palpitante et tremblante: le grand jour allait arriver… Si vite… Avec un parfait inconnu… Je me sentais dans un état second… J'appelais tout de suite Ronan pour lui raconter qui partit d’un fou rire tout en essayant tant bien que mal à me prodiguer quelques paroles encourageantes… Que, surtout, je devais aller jusqu’au bout s’il me plaisait… De ne pas m’inquiéter, qu'il ne fallait pas que j’oublie que je ne le connaissais pas et donc finalement je ne l’utilisais que comme un moyen, un godemichet sur pattes un peu plus perfectionné, surtout pour les baisers… les baisers ! 


Comment avais-je pu oublier qu’il me faudrait l’embrasser…Je ne savais pas embrasser!!!

J’essayais de me remémorer mes efforts lors de la vidéo de Ronan l’an passé, je l’avais même supplié faisant fi de toute ma dignité de m’apprendre lorsque nous dûmes compléter son film à Paris avec une autre amie… Il avait accepté quelques baisers plus ratés les uns des autres, malgré sa réticence légitime. 
Malgré tout, cela ne m’avait guère donné confiance : d’après lui, j’embrassais mal simplement car j’avais tout simplement peur de la personne. Mais, à la fin de cette fameuse journée et de sa vidéo, je m’étais rendue compte que j’embrassais plus facilement si j’étais situé à droite de la personne. Je devais donc absolument faire en sorte que ce mec s’assoit à ma gauche sur le canapé deux places de mon salon et je devais réfléchir à une stratégie l’obligeant implicitement à cette manœuvre. 

Comment ? Là, était la question fondamentale ! 

2 commentaires:

Ricky a dit…

Pas compris le lien de l'article avec le titre... lol

En toute amitié.... a dit…

Rires, un peu de patience jeune homme^^