samedi 13 avril 2013

Embrasse-moi idiot ou Pour vous mesdames 3

Je ne sais toujours pas pourquoi j’avais accédé à sa proposition, et en rajoutai en l’invitant dans mon antre. Je crois que cela me fit rire et que la gourmandise du pétard proposé l’emporta sur la lassitude de notre conversation précédente.

Il pénétra chez moi avec son sempiternel flegme, ou bien c’était un pro de ce genre de rencontre, ou alors les vapeurs du cannabis avaient déjà brûlé son système nerveux. Bon, d’accord, je suis peut être partiale, je ne suis pas vraiment impressionnante et sa préoccupation alors semblait juste être guidée par son désir de rouler son pétard. Ce qu’il fit dès sa veste posée et assis sur mon fameux canapé. Il siégea évidemment du mauvais côté mais qu’importe, moi aussi la seule chose qui me passionnait à cet instant fatidique, c’était bien de fumer son joint et je savourais cette scène absurde de cramer des substances illégales avec un parfait inconnu, à qui je n’avais absolument rien à dire. Il roula son joint rapidement, avec dextérité, et je le regardais silencieuse. Nous le fumâmes tranquillement, voire très très lentement. Je ne pris que quelques bouffées, ne voulant pas être malade et me méfiant de sa marchandise. Elle était effectivement très forte et après deux trois bouffées je sentais déjà les effets. Je n’étais absolument plus stressée et me sentais assez détachée de la scène, l’observant avec sarcasme de loin.

Le pétard fini, il se cala tranquillement au fond du convertible et me regarda enfin. Auparavant, nous étions tous les deux assis, côte à côte, se passant l’instrument délictueux avec tout le respect du cérémonial proposé : toujours la même anamnèse de la communion Baba.

Ce « moment sacré » terminé, il me regarda enfin et dans un soupir m’interrogea sur ce que je pensais de lui. Je sentis poindre un fou rire, le cannabis aidant, je n’arrivais à penser comme descriptif à mon camarade de jeu que des adjectifs tels que « bête », « crétin », « abruti » etc.

Je pense vraiment qu’à ce moment là, j’ai du moi-même le regarder d’un air de poisson rouge comateux car après un instant il ajouta « Car moi, je te trouve sexy et désirable ». Ce fut ma bouée de secours et lamentablement je me mis à bredouiller d’une voix pâteuse un « moi aussi » puis avec effort pour garder ma contenance « Je te trouve très sexy et désirable ».

De plus en plus avachi sur mon divan, les yeux dans les yeux, il me sourit et me dit alors : « Eh bien si nous nous trouvons tous les deux sexy et désirables pourquoi ne nous embrassons nous pas ? »



Bonne question…

J’étais d’accord, mais j’aurais préféré mille fois qu’il m’embrasse lui. Le temps me sembla une éternité avant que je lui réponde un « Oui, pourquoi pas » mais cela ne le fit pas bouger pour autant. Visiblement c’était à moi de faire l’effort d’aller vers lui et non l’inverse, ce qui m’aurait confortablement arrangé. Mais bon, je le regardais et songeais qu’après tout, je m’en foutais : Je ne le connaissais pas, le trouvais même crétin alors s’il se rendait compte de mon « innocence » et la repoussait ce n’était pas bien grave, surtout là, cassée par son joint. 

Alors, après un « Bon, ben quand faut y aller, faut y aller » intérieur, je m’approchais de lui et l’embrasser doucement, par à coup de petits baisers, avant de sentir sa langue entrouvrir mes lèvres, et sentir sa langue en moi pénétrait profondément, se retirer, venir doucement. Moi je bougeais ma langue dans tous les sens avec mon fou rire nerveux qui revenait de plus belle. Je faisais absolument n’importe quoi et je trouvais cela désopilant, je me rappelais que Ronan me dis que quand il embrassait un inconnu, rapidement il mettait sa main « au paquet » et n’hésita pas à poser ma main sur le renflement de son pantalon, tandis que je continuais à l’embrasser.

 C’est à ce moment là, que j’entendis la phrase libératrice de tous mes complexes. Il me murmura un « Mmm, tu m’excites ».tout en farfouillant avec sa langue le creux de mon oreille. Cool, tout devenait simple et lorsqu’il dégrafa ma chemise, alors que je pensais « Zut assise, mes bourrelets disgracieux seront encore plus visibles », ce charmant jeune homme ne s’arrêta qu’à mes seins. Et j’entendis une exclamation excitée et étonnée, un « Whaouh, génial ! » qui m’apaisa… Ouf, il ne me trouvait pas monstrueuse. 

Ensuite, les choses s’enchaînèrent facilement et nous nous retrouvâmes rapidement nus sur le lit...

Aucun commentaire: