mardi 13 février 2018

bye bye Baby Doll


Bon! grâce à ma célérité intellectuelle et sa rare acuité, à ce stade, je commençais à avoir de sérieux doutes sur les intentions artistiques de mon si célèbre et si professionnel photographe  . Effectivement, je sentais bien une faille dans la logique académique à être couchée nue sur un lit avec un inconnu se mettant torse nu et dévoilant fièrement la  pilosité particulièrement dense de son torse.

C'est vrai que quelques mois auparavant un autre photographe avait eu la même supplique: se mettre ainsi torse nu mais la chaleur étouffante estivale et l'espace confiné avait visiblement motivé sa demande bien plus que la vison de mes chairs exubérantes. J'avais cependant refusé trop mal à l'aise de l'incongruité de la situation mais là, j’étais curieuse d'analyser la parade coïtale de mon illustre invité bien qu'un brin dépitée par son attitude.

Très souriant et continuant à me cribler de clichés, il me demanda presque timidement s'il pouvait ainsi monter sur mon lit, m'enjamber pour mieux faire des photos en plongée...Bien sûr et d'ailleurs pour plus de commodités quitter le pantalon serait mieux. Je répondis un brin ironique "certes et le slip aussi"  ce à quoi sans sourciller monsieur Paul se dépêcha d'opiner...

C’était tellement convenu et tellement évident, ma vexation était intense: qu'il puisse me prendre pour une telle idiote pour ne pas comprendre , mais lui tout à son fantasme de se taper une grosse restait 1er degré sans sourciller.
D'ailleurs, avec un contentement évident il me dit "tu attendais hein! ça t'excitait? je voyais bien que tu mouillais"...tiens? le ton vieille France avait été raboté quelque peu,
"- je vais t'enculer", j'étais franchement surprise qu'il n'ait pas rajouté salope à ce stade-là.
Ok! mettons vite un préservatif sur son médiocre appareil déjà au garde à vous.
 J'étais calme, désabusée de la situation que je jugeais pitoyable, toute à mon observation de mon fébrile invité , lui visiblement extrêmement satisfait de la situation

Adieu toute trace d'aristocratie lorsque tout de go il me demanda d'un air égrillard si je n'avais pas quelques jouets pour compléter et pimenter la scène. Une double pénétration? bien sûr! pour entamer une relation sexuelle, à froid ainsi? mm quoique même si lasse de la scène, l’appétit venant en mangeant, je dois bien avouer que plutôt que de subir telle une vache impassible l'assaut de mon entreprenant fermier, je comptais bien profiter de ce plan cul hard qui m'était si curieusement offert...
Le désir des autres, de l'autre a toujours été mon aphrodisiaque préféré et ma principale nourriture pour pâturer les prés d’Éros alors, après quelques semaines... voire plusieurs mois d'abstinence, j'étais prête à tester et subir les assauts de mon taureau en rut...mais si mes seins ballottèrent trois fois ce fut un  grand exploit car moins de 30 secondes plus tard , mon photographe s'exclama puissamment de plaisir tandis que moi,  j'étais tentée de demander quand allions-nous débuter ces fameux ébats.

Bien sûr, aucune surprise lorsque souriant il rajouta une fois sa respiration reprise, sans nulle transition: " bon ma puce, c' était super mais il est tard, il faut que j'y aille"
- Ma puce? On ne se connait pas , tu viens de vouloir m'enculer et tu m'appelles ma puce? ok !!!
"- On se voit bientôt bébé?"
Rideau.




Argh! décidément toute la sémantique ringarde était au RDV.
Le soir même je vis que notre photographe avait une page facebook et fis aussitôt une demande, curieuse, ce qui engendra de sa part, le lendemain un coup de fil fatal:
"- Bonjour c'est Paul, comment allez-vous? je ne vous dérange pas?
- Tiens? le vous est de retour ce matin? (dis-je moqueuse et souriante)
- je ne vous ai jamais tutoyer voyons; si? (eh bien si peut être quand tu m'as expliqué que tu allais m'enculer non?") 
Quelle belle bibliothèque vous avez?
-euh, Merci
- Je vous appelle pour vous dire que je ne peux vous accepter comme amie, voyez-vous c'est un peu professionnel mon profil facebook mais en revanche vous pouvez liker ma page de fans! je vous y encourage même!
 Je vous enverrai les photos et vous contacterai dès que je les aurais traité mais j'ai un peu de travail sur une exposition et peu de temps pour le moment pour faire le tri comprenez-vous?"
-Oui, je crois que je comprends très bien, je vous remercie de m'avoir prévenu!
-je vous en prie, vous avez décidément vraiment de très beaux livres"

Jamais aucune rencontre ne me vexa plus que celle de cet homme, quelle vexation pour mon égo et ma vanité, quelle leçon pour mon snobisme! Comment son halo de culture et de mondanité avaient caché le pire des cuistre. Par rage, je voulais ses photos, m'accrochant à ces clichés afin de ne pas voir seulement dans notre rencontre, le seul prétexte d'un fantasme sur des chairs avec lesquels habituellement, dans son milieu,  on ne joue pas.
Son attitude, son dernier appel furent une vraie gifle me renvoyant aux propos jamais oubliés de la compagne de mon ancien amant "en toute amitié"  qui s'était écriée quelques années auparavant, pleine de sarcasmes "c'est cette fille-là que tu vas présenter à tes parents"
Bonne à être une fan, à admirer mais surtout pas à côtoyer, même dans les réseaux sociaux...je le trouvai minable et était pleine de rancune envers moi-même de cette passivité qui avait encouragé son attitude et de mon enthousiasme initial devant son travail artistique.

J'attendis longtemps ses photographies, puis, au bout de quelques mois, je lui adressai un mail sans réponse, l'appelait...à force d'appels et messages, un an plus tard il intervint en me téléphonant et m'avoua avoir tout bonnement perdu son travail.

Il était désolé; Moi aussi, d'avoir une si jolie bibliothèque.




dimanche 11 février 2018

un filet troué



j'étais surprise, flattée, incrédule...était-ce ce photographe célèbre qui souhait me "shooter".
J'avais ses liens, son téléphone, tout semblait effectivement concorder. J'avais eu déjà la chance de poser pour des artistes talentueux et dotés d'une notoriété certaine mais une de mes passions que seule ma paresse refrénait était l'anthropologie, cet artiste-là avait voyagé et discuté avec une myriade d'ethnies, côtoyé les plus grands écrivains voyageurs de ce temps, avait une banque d'image incroyable et ce monsieur, si poliment me demandait de  poser pour lui...comment refuser alors que comme la grenouille j étais sur le point d'exploser de satisfaction.
Je l'appelai immédiatement et,de manière très civile, voici qu'il discuta assez longuement avec moi désirant faire des jeux d'ombres et de lumière sur mes courbes si possibles galbées par des bas résilles!

Bien sûr! aucun problème! Quand cela? ce soir? oops!
Très à l'aise au téléphone, je paniquai in sotto: je n'avais rien, aucune résille et devais juste courir du travail pour me laver ma crinière quelque peu défraîchie, me maquiller et trouver des bas.

Une demi heure pour trouver des bas, je n'avais même pas le temps de reproduire mon parcours rituels des toilettes à la douche...je devais trouver des collants et surtout des bas! j'en avais quelque part! des résilles! alors à 10 mn de son arrivée, je testais une combinaison résille...comme gigot ficelé le résultat était assez intéressant et je soufflais enfin .



Mais, un éclair de compréhension vint soudain embué mon calme relatif : mon aimable poitrine me cachait un élément essentiel que je sentis au bout de quelques minutes, un élément troublant et quelque peu embarrassant...la combinaison était aérée!!! Mm certes par les résilles mais aussi par un vilain trou peu gracieux quoique pouvant s'avérer très utile au niveau des parties génitales.

Je ne pouvais garder cette combinaison érotique mais ne rien mettre allait décevoir le grand homme, je la gardai donc en dessous de ma jupe et mon chemisier, puisque c était les jambes qui semblaient l'intéresser, le monsieur ne verrait que du feu... d'ailleurs la sonnette tintait déjà et je n'eus que le temps de mettre mes talons et tituber vers la porte d'entrée pour vous apparaître un Danny Boom ou son sosie, très souriant, très à l'aise presque mondain entrer d'un pas vif dans mon vestibule.

Il ôta son manteau et fonça devant ma bibliothèque surpris et très admiratif de son contenu...je n osais parler de peur de croasser de plaisir et de vanité mais n'explosais pas, non! je diminuais et souhaitais me fondre dans les murs lorsqu'il me demanda d'enlever tous mes vêtements pour ne garder que mes bas...La nudité n'aurait pas un problème mais l’ambiguïté ou la non ambiguïté de ma combinaison m'obligea à avouer ma gène avec une voix de toute petite fille! Mon filet avait un trou et c'était bien le nœud du problème.

Il rit, ce mec était décidément super sympa et me rassura "génial c'est exactement ce que je souhaite" (ah bon?) et nous commençâmes le shooting.

Oh! je n'avais pas besoin de prendre des poses, car il vint à quelques centimètres de moi prendre des photos de ces jeux d'ombre et de lumière...il me montra quelques photos, je vis surtout des monochromes noirs mais lui semblait extrêmement ravi et décidément très très proche de moi...trop proche de moi!

Certes, je comprenais bien que c était des plans serrés mais assise sur mon fauteuil j'avais quand même les seins à 2 cm de sa braguette et tandis qu'il me mitraillait je perçus un changement dans son attitude, son débit de parole également s'accélérait étrangement.

Je fus soulagée de quitter sa proximité et de m'extirper de mon siège lorsqu'il me demanda si nous pouvions faire quelques photos dans la chambre...mais si je respirais lui peut être moins car malgré les 15 degrés résiduels de mon appartement, Paul venait de retirer son pull "pour plus de commodité".





vendredi 24 avril 2015

Un héros si discret


La métamorphose abrupte de mon corps amputé d’une trentaine de kilos en 6 mois par le régime du bon docteur Dukan puis la reprise plus lentement mais tout à fait aussi sûrement avait creusé d’une mare un océan chez mon Narcisse.

Parce que j’étais seule et par commodité, lorsque je décidai d’arrêter de peindre pour m’essayer à des travaux prétendument plus conceptuels, je pris l’habitude de travailler sur moi. J’avais toujours revisité dans mes toiles des images ou scènes qui me heurtaient ou me troublaient afin de les ravir, les apprivoiser et les faire miennes.

Ce corps qui était parfois ou avait été un tel fardeau, je décidais, à défaut de le maîtriser, de l’utiliser comme matériau. Me sentant totalement distanciée de mon image mais fascinée, je déversais également, tout aussi joyeusement, dans les réseaux sociaux mille et un selfies où seule moi je pouvais – parfois - reconnaître une légère variation, notamment dans le 5e cil de ma paupière gauche un brin plus ombré sur cette prise-là ou une nuance de rouge à lèvres évoluant d’un rouge carmin à un rouge cadmium.


En bonne ogresse narcissique, obsédée par la peur d’être oubliée et l’indifférence, j’avais un jour décidé aussi de parasiter les univers d’artistes ou photographes…après tout ne m’étais-je pas auto proclamée la princesse aux grains de beauté, avec mes 547 mouches qui habillaient mon corps ? Investir un lieu permettrait à mon image à défaut de ma personne de trouver enfin une place où se fixer.

Par ailleurs, toujours la tête dans les nuages à m’inventer x contes et histoires, j’étais obnubilée par les rêves, mon territoire le plus familier. Surtout, sur le fait qu’il ne peut y avoir de copyright…on ne peut empêcher votre cher et tendre ni le pire connard de rêver de vous et de faire de vous ce qu’il veut dans le royaume de Morphée. Cette idée m’excitait terriblement étant devenue assez addict au plaisir de la séduction, de ressentir ce pouvoir que l’on exerce, par une simple image, sur le désir de l’autre.

Oui ! depuis que j’avais arrêté de peindre mais aussi que mon horloge biologique sonnait le glas d’une descendance directe, je me sentais inquiète, effrayée par la conscience de ma mort que je n’espérais pas si prochaine, de la maladie, de l’oubli…et résonnais régulièrement en moi, ce magnifique haïkaï de la poétesse Ono no Komachi que j’adorais: « la couleur de la fleur s’est évanouie pendant que je contemplais vainement le passage de ma personne en ce monde ».

Bref, je créais donc un book et à ma grande surprise reçu vite beaucoup de propositions, d’autant que je posais souvent nue et visiblement les autres « modèles » ronds étaient plus pudiques ou complexées que je ne l’étais.

Du coup, en quelques années, je posais avec fierté pour des artistes que j’admirais comme Martin Schreiber, Laurent Benaïm ou Bernard Minier et parfois participais à d’autres univers avec joie et une coquetterie certaine.


Ce soir-là, en plein doute de mes capacités à séduire et de mon jauge de glamour ayant reçu un énième lapin de DJ, et regardé avec désillusion la fuite en avant de monsieur moustache mon nouvel amant qui ne prenait même plus la peine de me répondre sur facebook lorsque je lui écrivais en privé, connaissant pourtant toute l’importance que j’apportais aux intentions et combien cette indifférence auréolée de non-dits , spécialité de l’art courtois des réseaux sociaux, égratignait désagréablement mon orgueil.

Ce soir-là donc, je reçus un mail qui ébrécha enfin ma morosité hivernale : une nouvelle demande d’un photographe que je ne connaissais pas : Paul de Vallombise.

« Bonjour, 
Me décidant a enfin faire des photos de nus je vous contacte pour connaître vos conditions.
Mon projet photographique est en noir et blanc contrasté soulignant le corps et les émotions. Bien à vous,
Paul »

mercredi 22 avril 2015

Mommy loves you!


Le jour J arriva ! Mon futur amant m’avait préparé un petit fascicule d’au moins 5 pages avec des jolies photos des rues pour que je ne puisse pas me perdre. L’attention était certes charmante et permettait d’éviter tout stress mais comme j’arrivais à 15 heures et ne le rencontrerais que le lendemain matin à 6, j’avais tout mon temps pour trouver le building moderne qui se situait en fait à peine à 50 mètres de la gare. 

J’étais en fait vraiment amusée et excitée de cette petite escapade brisant la grisaille de mon quotidien. Moi qui ne me sentais jamais à ma place nulle part, j’aimais par-dessus tout le voyage, être ailleurs, ce mélange d’apeurement et d’excitation, ce sentiment paradoxal d’être dans un cocon hors du temps et pourtant en devenir. Oui ! Cette sensation enivrante de l’ailleurs ! Cela me manquait terriblement car mes finances depuis plusieurs mois ne me permettait que peu de mouvements à l’extérieur de Paris et j’y étouffais souvent rêvant à de multiples destinations en France ou ailleurs. 

Eh bien cette fois-ci j’avais quitté mon antre parisien pour me retrouver dans cet hôtel impersonnel mais terriblement confortable, dans une ville que je ne connaissais pas. J’appréciais ce moment et lui étais déjà sincèrement reconnaissante de ce cadeau sans prix qu’il m’avait offert sans même en être conscient : être en Bretagne, à découvrir les ruelles du centre ville puis, dans ma chambre d’hôtel à me délasser dans un bain avant d’attendre mon goûteur de mamelons, oui, c’était une petite parcelle de bonheur et de respiration.

Après une nuit agitée malgré le confort du lit, à 6h 05, on frappa à la porte et je découvris enfin Denis. Il était bien plus jeune que je ne l’imaginais, charmant et terriblement timide. J’avais envie de rire et le taquiner en lui disant de venir voir maman mais je n’étais pas sure qu’il prise mon humour car plusieurs fois par téléphone, mes essais caustiques avaient créé un léger blanc pour ne pas dire malaise. Visiblement, l’antiphrase n’était pas son dada ni le sarcasme.





Cette entrée m’avait un peu déconcertée car ponctuée d’aucun baiser mais juste d’un bonjour bégayé. En fait, en souriant, mon jeune mécène se mit sans plus tarder en tenue d’Adam. Timide, certes, mais il fallait rentabiliser son temps !

On ne prend pas le petit déjeuner alors ? si ! car courtois et parfait il m’avait apporté deux chocolatines ! Je dois dire que je savourais malgré mon esprit embrumé, cette scène cocasse de prendre un petit déjeuner avec un inconnu, tous les deux nus sur ce grand lit, tout en soupçonnant déjà que l’ébat ne serait pas passionné. Soupçon élémentaire en observant son pantalon bien plié sur la chaise, sa veste sur un cintre et le temps pris à déguster sa viennoiserie au lieu de me dévorer comme petit déjeuner.

Finalement, une fois fini, avec un sourire timide il attendait un geste imperceptible lui donnant accès à mon anatomie tant désirée. Je souris et l’embrassais enfin en lui disant de venir et en pensant in sotto un brin frustrée, surtout, tu ne lui attrapes pas la queue ! Quel dommage ! non ! le menu était composé de petits baisers échangés doucement, de façon guère tumultueuse, puis il plongea enfin et s’engouffra la tête entre mes deux seins, s’amusa à poser mes seins sur son visage, s’empêchant ainsi de respirer.

C’est vrai que l’air des montagnes se raréfie mais là il avait la tête enfoncée dans la vallée tandis que les mains étaient agrippées aux pics vertigineux mais hélas il n’y eut aucun planté de bâton pour marquer son territoire. Non, là,il haletait joyeusement tandis qu’il suçotait mes tétons de manière fort agréable.

Je commençais à trouver ce moment particulièrement plaisant tant il y mettait du cœur à l’ouvrage et j’attendais au vu de sa respiration syncopée les fameux sutras du nichon mais rien ne venait. Voilà qui était absolument décevant !

Ce fut donc moi qui commença perversement à susurrer à l’oreille de mon plongeur des profondeurs tandis qu’il remontait à la surface prendre l’air un « gros seins, gros seins ». L’effet fut net et instantanée ! il sursauta et gémit de désir alors maladroitement il scanda 5- 6 fois ces mots, comme un blasphème honteux mais si émoustillant et arbora une magnifique érection ! hélas, comme Moïse j’étais condamnée à regarder et non à toucher la terre promise.

Nous restâmes à jouer sur les dunes, lui inondant plusieurs fois de plaisir son terrain de jeu favori tandis que j’observais ce moment dans un plaisir mâtiné de frustration.

11h45, il se leva d’un coup, me disant tout de go « je dois y aller, à bientôt j’espère « et expédia un dernier baiser .

Je partis à mon tour pour la gare, tapotant un texto pour le remercier de ce délicieux moment. Je ne reçus de retour que le soir à 22h30 tandis qu’il promenait bibi son chien. 

Dans un long monologue, il me décrivit sa journée : il était arrivé à l’heure à son travail, se sentait fatigué, que j’avais des seins qui étaient impressionnants et que nous pourrions nous revoir dans 3-4 mois, qu’il ne pouvait pas venir à paris c’ était bien dommage.






Tandis qu’il marquait une pause et interrompais enfin son record d’apnée, je pensais à encore une fois le remercier de ce moment bien agréable ainsi que pour ces jeux mammaires et ces baisers. 

Il me répondit alors abruptement un : « oui c’était bien mais tu as la langue dure ! »

Pardon ?

Je demeurais coi moins de la cuistrerie que d’étonnement, que signifiait la langue dure ? visiblement elle n’était pas assez souple ! voilà qui était un brin vexant mais que pouvais-je dire ? je balbutiais un malheureux « ah ? » en me sentant punie d’avoir été aussi faux cul en le complimentant ! Cela m’apprendrait. 

Le lendemain, je reçus un long mail m’expliquant qu’il aimerait s’impliquer dans un projet avec moi comme la création d’un site web…L’idée était amusante et nous décidâmes de créer une galerie en ligne. Retournée à l’histoire de l’art m’amusait assez encore fallait-il que nous partageâmes les même goûts ce qui n’étaient visiblement pas le cas. Coïtus interrompus du projet qui échoua aussi rapidement qu’il avait été énoncé.

Pendant quelques temps, je reçus régulièrement de ses nouvelles, dans de longs monologues avec lui-même dont je n’avais de place qu’une écoute complaisante. Il ergotait sur de longues lapalissades sous un ton docte qui commençait à m’ennuyer tout en ponctuant parfois de quelques vacheries et de considérations prosaïques sur les 304, 50 euros que je lui avais coûté et qui le mettait aujourd’hui un peu dans l’embarras financier.

Un jour, agacée de ma passivité à son sujet et de ses remarques, je lui reprochais ce ton docte, petit professeur,sur de grandes évidences et cette immense faculté à sous-estimer la culture ou l’intelligence de son interlocuteur, c’est-à-dire moi !

Il m’écouta avec attention et m’avoua que ce n’était pas la première fois qu’on lui faisait cette remarque, il ne s’en formalisa pas mais justifia sa muflerie de peur que je puisse tomber amoureuse car sa dernière maîtresse et lui avait eu un investissement sentimental qui avait failli détruire son mariage.






Décidément, tous les hommes se croyaient-ils irrésistibles ?

Je pensais donner une apparence libre et libérée même si à l’écoute de l’autre, je devais avoir encore quelques lacunes de la psyché humaine car on confondait allègrement mes contemplations solitaires à une âme de midinette bien éloignée de mon monde onirique.

il n’y avait que très peu de risque que je ressente la moindre humeur vagabonde à son sujet ! Je lui annonçais avec diplomatie mettant en avant mon peu d’inclinaison pour les folles passions et mon dégoût de l’hystérie sentimentale. Je pense qu’il ne me crut jamais mais, lui-même lassé, petit à petit, il déserta notre correspondance à mon grand soulagement…des monts fantasmé, je ne voulais pas devenir un bouche trou avec encore une fois un roi du soliloque.

Un soir alors qu’il m’appelait je le surpris en murmurant sa litanie préférée, il demandait grâce trop ému et effrayé d’être entendu dans ses plaintes sensuelles, honteux devant le regard énamouré de Bibi. 
Sadique, je n’arrêtais pas, modulant à chaque halètement un gros nichon mâtiné de gros sein jusqu'à entendre impuissant devant ma perversité sa petite mort au bout du fil. Ce fut sans doute le gros sein de trop : la messe étant dite, nous pouvions aller en paix, et, mes pas, mon esprit, et même mon cœur se tournaient déjà avec un enthousiasme et une exclusivité juvénile vers la perfide Albion !

dimanche 29 mars 2015

Les versets sataniques


Après quelques années de rupture avec le site de size que je modérais, le Pulpeclub, voici que par ennui et mélancolie de le voir dépérir dans une quasi indifférence je retournais m’y inscrire. J’abandonnais le pseudo usé et trop connu dans ce lieu de bustydoll pour celui plus récent de la Walkyrie. 

Les joueurs de poker et notamment une amie blogueuse m’avait baptisée ainsi pour la légèreté de mon jeu et de mes relances, mon physique peu latin, mon prénom et cette habitude de ne jamais dire Lol au profit de « rires » bien plus élégant et français, of course !

Le forum s’enlisait dans une indifférence généralisée, trop obsolète il était délaissé pour facebook, twitter and co. 

Je ne voulais pas le laisser dépérir et prise d’un enthousiasme quasi hystérique me mis à parsemer les forums de sujets à la valeur philosophique douteuse

Langage et sexualité
  Postéà 20:08 par la-walkyrie
  
parlez-vous avec votre ou vos partenaires?

beaucoup de gens n'osent pas forcément de peur de blesser ou par pudeur...vous est-il aisé de décrire vos envies, fantasmes mais aussi vos tabous?

Mentez-vous parfois?

bref pour vous quel est votre rapport entre sexualité et langage? faut-il tout dire ou garder une part secrète afin d'alimenter aussi le désir?

J’eus ce soir-là, dans ma boite privée un message d’un jeune homme, Denis, qui s’excusait de venir ainsi frapper à mon huitre mais ne pouvait pas raconter son secret en public car oui! le langage pour le monsieur était essentiel mais non! pas pour dialoguer mais plus dans le fantasme de certains mots.

J’étais intriguée devant les multiples hésitations de mon interlocuteur et acceptais de discuter avec lui loin de ce site, sur mon mail privé condition sine qua none pour m’avouer son terrible fardeau.

Je spéculais en ouvrant mon mail sur ces mots magiques, étaient-ce de l’ordre du classique : « Je t'encule Thérèse, je te prends, je te retourne contre le mur, je te baise par tous les trous, je te défonce, je te mets Thérèse » ou un plus easy going « t’aimes ça hein cochonne ?! »





Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre dans sa lettre d’autocritique que Denis était mazophile et que son fantasme absolu était de réciter à l’oreille de son amante une litanie : « gros seins ! gros seins ! gros nichons » tandis qu’il allait et venait entre ses reins ou dans une variante plus à propos ses mamelons… 

Fi de Thérèse, nous étions plus dans la psalmodie sacrée et infinie ainsi que dans un jeu de masques digne du Livre de Sable de Borgès.

J’explosais de rire, amusée en imaginant une voix de fausset perverse, altérée de désir me déclamer sa prose obsessionnelle. Je devais impérativement rencontrer ce monsieur !

Malheureusement, il vivait au fin fond de sa Bretagne et même si amusée et intriguée devant tant d’extravagance bon enfant, je me refusais à payer un aller au retour pour écouter cette sérénade. Qu’à cela ne tienne, mon interlocuteur particulièrement excité par mon 120H de tour de bonnet proposait de m’offrir, l’hôtel et le voyage pour enfin assouvir cette envie honteuse qui le tourmentait depuis tant d’années.

Je refusais tout de go, ne le connaissant pas. Si je n’apportais que peu d’importance à l’argent, n y voyant qu’un confort certain, je me rappelais bien cette étude en psychologie démontrant combien la plupart des hommes prenaient comme un oui sous-entendu lorsqu’une femme acceptait de leur laisser l’addition. A partir de là le comportement changeait plus conquérant puisque vous avez accepté le troc et appartenait de fait à l’acquéreur.

Alors un train et un hôtel offert par un inconnu cela avait certes un aspect ludique et fantasmatique mais si glauque…nous n’étions finalement pas loin de la prostitution.

Il fallût plusieurs mois pour que de guerre lasse, j’accepte enfin cette proposition. Nous avions longuement échangé et discouru, s’étions x fois téléphoné et je ne ressentais aucune angoisse à le découvrir.


Mon amant parisien, DJ avait disparu dans les limbes de ses anciennes conquêtes et au lieu de badiner, après 6 ans de relation, ergotait par téléphone, journalièrement sur les vertus du carrelage de la maison qu’il avait acheté, des qualités et défauts de toutes les races canines imaginables qu’il souhaitait acquérir de peur d’être agressé et cambriolé dans son antre mais en même temps ayant une peur viscérale des chiens, le choix de son futur compagnon était délicat et propice au fil rouge d’une conversation de plusieurs mois car si un doberman ne lui semblait pas une si mauvaise idée, il semblait par ailleurs tétanisé de peur devant un chiot bichon…



Bref, à 48 ans la libido de mon amant semblait n’être qu’un vieux mirage édulcoré et monter chez moi, au 4ème étage sans ascenseur pour honorer sa maîtresse trop replète lui paraissait demander une énergie physique et imaginative disparue depuis bien longtemps…Au point que malgré mon inertie habituelle et ma phobie de l’abandon, un jour de guerre lasse, je décidais enfin de changer d’angle d’horizon et acceptais cette invitation.


A l’instant précis où j’envoyais mon mail marquant mon accord, pour finalement venir déguster quelques crêpes, Denis m’envoya immédiatement une sorte de devis tout établi du jour, train et hôtel …tout semblait avoir déjà été depuis longtemps pré réservé, je n’avais qu’à prendre un rtt et le rejoindre… Bon, bien sûr je devais arriver un dimanche et pouvais choisir entre le début d’après-midi ou de soirée et repartirai un lundi matin car Denis , en homme marié ne pouvait s’accorder qu’une matinée. 

Un peu engoncée dans ce voyage organisé peu en adéquation avec mes us et coutumes, je choisis néanmoins dans ce programme l’option début d’après-midi pour découvrir Rennes que je ne connaissais pas. Le lendemain, je reçus alors une gentille lettre m’expliquant combien en homme gentleman et afin que je sois le plus heureuse possible il tenait à me faire voyager en TGV première classe. Il était comme ça lui ! Mouais ! et qu’il avait réservé dans un hôtel Mercure une belle chambre car il pouvait s’offrir de temps en temps quelques menus plaisirs…

Il me rappelait un ami photographe qui lors de notre première rencontre me mit une cuillère dans la bouche d’un excellent caviar en me disant déguste-le, ce que je m’empressais de faire mais au moment de le savourer me dit « tu sais combien ça coute une bouchée comme ça hein »…le plaisir sensuel devint tout aussitôt une douche froide devant une telle vulgarité et je faillis lui dire que ses œufs de limpes étaient pas si mal tant j’abhorrais son contentement de soi.

Pour mon mammophile convaincu, je commençais également à regretter d’avoir dit oui car toute la galanterie du geste s’effaçait devant autant d’autosatisfaction…par ailleurs je n’osais pas lui dire que j’aurais mille fois préféré un hôtel pittoresque miteux que ce genre d’hôtel confortable mais si informel qui ne m’inspirait qu’une profonde indifférence.

Les mails défilaient et se ressemblaient ponctués de gros seins, gros seins, gros nichons qu’il se permettait enfin d’égrener au fil et à mesure de notre correspondance. Une fois, le billet et hôtel réservé, il m’expliqua également que si il voulait enfuir sa tête dans ma poitrine et dormir dans son opulence, je devais surtout jamais, mais au grand jamais toucher sa queue.

Hein ? Oui!car il avait un phimosis!! ! Mince et son sexe était si sensible qu’un simple effleurement lui était douloureux.

Moi qui n’était pas d’une habilité et légèreté dans mes mouvements reconnues, je sentais la jauge d’angoisse s’accroître à mesure de ses explications…Pas de main au panier en embrassant, pas de gâterie en apéritif…voilà qui modifiait radicalement le menu de mes petits plaisirs…pas de pénétration ! J'espérais que les crêpes bretonnes étaient aussi bonnes que célèbres parce que je sentais que je n’allais pas faire abondance de débordement orgiaque. Moi qui aimais le lâcher prise animal voir parfois bestial j’allais devoir surveiller mes mains pour servir exclusivement d’oreillers au Monsieur. ô combien fantasmatique ! En plus le matin, à 6 heures du matin (j'avais négocié pas avant) afin m'expliqua t-il avec bonhomie qu'il puisse rentabiliser son demi rtt et ma venue...Oui! je me voyais déjà assoupie, lui en apnée entre mes seins... après les coussins péteurs madame invente les coussins ronfleurs! le romanesque autant que le débridement des sens allaient être au rdv c'était chose sure!

Heureusement, que le cocasse et la psalmodie incongrue des nichons allaient compenser ce menu de régime véniel.





lundi 17 novembre 2014

Une odeur de souffre persistante!!!


Maîtresse Busty trônait donc alanguie sur son lit, le martinet en cuir à la main attendant sa soumise postulante avec comme majordome "Stéphane".
L'idée était simple: la candidate devait arriver, se présenter à ma porte et puis se changer avant de pouvoir pénétrer dans ma chambre...J'attendais suffocante dans la chaleur de juillet, n'osant pas ouvrir les fenêtres de peur que nos éventuels bruits, râles, gémissements, cris deviennent les seules respirations de cette après-midi là pour mes voisins et moi .
Je me sentais terriblement  engoncée dans ma guêpière mais j'avoue que l'idée m'émoustillait et m'intriguait de plus en plus.

J'avais le sentiment que plus je vieillissais plus mes fantasmes apparaissaient, de moins en moins édulcorés et la tendresse qui avait dévoré mon ancien couple et me satisfaisait alors me paraissait soudain bien fade...ou tellement insuffisante: j'avais envie de jeux, de ludisme, de transgression, de bestialité même, de m'oublier dans une saturation des plaisirs des sens... j'avais envie de rire, de ressentir...et surtout de ne jamais me cantonner à une seule attitude.

On sonna subitement à ma porte. Elle arrivait. Je sentais poindre un fou rire nerveux de panique  tandis que mon amant fermait la porte de ma chambre face à mon lit... j'entendis ensuite quelques murmures nerveux...je me contenais difficilement lorsqu'on frappa à la porte 3 fois, je souriais de l'à propos dramaturgique de mon cher et tendre et d'une voix de stentor, glaciale je m'entendis déclarer un "entrez!" tonitruant.


C'est alors que je vis la plus étrange des apparitions, un pokémon d'un mètre 50 aussi rond que grand me souriait d'un air apeuré, les cheveux hirsutes! je me sentais tout attendrie devant cette femme sortie tout droit d'un conte ou d'un roman de fantasy...oscillant entre un hobbit et un gnome, je me sentais émue et faillis m'exclamer attendrie: "oooh qu'elle est mimi" tandis que m'étant levée pour l'inspecter, je la surplombais d'une bonne trentaine de centimètres, figée dans mes talons aiguilles pour éviter toute démarche incertaine,  j'entendis "Séphane" me demandait s'il devait me la préparer...je répondis alors de mon nouveau ton glacial: "bien sur, faites! et vite!"

Je dois avouer que ce mauvais pastiche m'aurait fait un peu honte si je n'avais pas autant gloussé dans mon oreiller et je m'étranglais à moitié lorsque je vis dans une sorte de filet de résille la dame, à quatre pattes , yeux bandés, en laisse, parvenir difficilement à mon lit, guidée par un Stéphane écarlate, n'osant me regarder tant il se retenait d'exploser de rire. Nous dûmes je crois la faire attendre une bonne dizaine de minutes tétanisée d'effroi tandis que mon cher et tendre et moi-même dévorions allègrement nos coussins respectifs pour ne pas nous entendre glousser!

(Deux affreux sales gosses! le plus difficile dans cette séquence étonnante fut de la hisser sur mon lit car véronique tétanisée ne voulait ou ne pouvait plus se mouvoir! je lui avais dit de ne pas émettre la moindre syllabe mais après l'avoir hissée et tandis que j haletais devant l'effort je lui demandais si elle était prête à être ma chienne?

A mon grand désappointement je ne reçus pas la moindre réponse et je réitérais la question un peu agacée...
toujours silencieuse, je décidais alors de fesser l'insolente qui se mit à larmoyer et à geindre un "maaaais vous m'avez dit de ne paaas parler". Je crois que c'est à cet instant précis, alors que je sentais poindre au mieux un lumbago au pire une hernie d'avoir du la porter que ma jauge d'empathie clignota dangereusement devant tant de stupidité, de grotesque (de toute part). Je lui enfonçais alors sans ménagement un bâillon dans la bouche et décidais de la fustiger avec mes derniers sursauts d'énergie observant avec délectation les rougeurs striant son blanc fessier.

Il n'empêche que moi-même suite à ce fastidieux effort, je me sentais au bord de malaise, prête à défaillir car la dame devait avoir comme arme défensive une très forte sudation . Ne supportant pas les odeurs corporelles, je me sentais accablée par celles acres d'une inconnue embaumant ma chambre dans cette journée caniculaire m'insupportait et m'étouffait littéralement! Courage! fuyons! était mon unique pensée tandis que j'ordonnais à mon assistant du  jour de continuer à rougir le cul de mon invitée et je me dépêchais de quitter la chambre afin de trouver au plus vite de l'encens.

Je cherchais celui aux arômes le plus lourd, venant du Bhoutan et m'approchant d'elle, j'allumais la mèche salvatrice...j'entendis alors des hurlements étouffés et des soubresauts de ma pathétique prisonnière engoncée dans son filet, ses menottes et bavant joyeusement sur mon gag ball. Je la regardais stupéfaite lorsque je compris que la malheureuse avait les yeux bandés et pensais dans sa terreur que j'allais la brûler! je ne pus alors m’empêcher de souffler sur mon allumette et bien que juste chaude de lui toucher la cuisse! Merde! elle avait empuanti mon appartement, je pouvais me venger un peu! non?  mais honteuse je crus qu'elle allait s'évanouir de terreur et ne pus m’empêcher de mettre rapidement fin à ce jeu cruel.

je lui libérais alors les yeux et la bouche afin de lui ordonner de lécher mon anatomie et suçoter mes seins toujours si érogènes ce qu elle fit avec une certaine avidité! la drôlesse y mettait un appétit certain et je commençais à apprécier ce traitement lorsque je vis mon amant de l autre côté du lit sursauter et me faire discrètement un petit signe alors qu'il avait dégainer un godemiché de la grandeur d'un bras ou presque, que je connaissais très bien puisque "la dame si bien" m'avait besognée avec cette arme sans grande délicatesse l'année précédente.

Fi de Michelle, je prenais le relais et demandais vertement à ma nouvelle chienne de sucer comme il se devait mon amant lorsque je découvris l'ampleur du désastre...et compris les gesticulations silencieuses de mon amant... l'odeur, malheureusement, ne semblait ne pas être sa seule arme et ma soumise du jour avait laissé un voile de pudeur cacher son anatomie...ou plutôt un ou deux papier toilettes avaient du se déchirer et trônaient insolemment comme un puzzle sur les parties intimes de la dame. Bon, je savais une chose c'est que l'expérience n'allait pas être la plus excitante de ma vie et c'était bien fait pour ma gueule! j'entendais ma mère me susurrer "c'est le petit jésus qui t'as puni ma fille!"

j'avoue que j étais cette fois-ci piégée dans cette mauvaise farce ne sachant comment esquiver mes devoirs de maîtresse Busty! je n osais pas lui dire : "tu n'as pas honte de te présenter ainsi!" tant j étais vraiment incommodée de ce manque d'hygiène (c était un comble) et du coup sans pouvoir respirer un grand coup mais pensant un prosaïque "quand faut y aller! faut y aller!" je m'armais avec désespoir de ma massue en latex pour explorer la zone humide de la dame, qui à ses halètements semblait pour le coup, elle, pas dans le même esprit que sa maîtresse, nullement incommodée de la situation et appréciait grandement son traitement, tant et si bien qu'elle sursauta dans un orgasme terrible et perdant le contrôle mordit cruellement mon amant!

Je crus qu'elle l'avait castré et regardait tétanisée la scène, observant dans un même tempo les soubresauts de plaisir de mon petit sconse et les jappements angoissés de mon amant les yeux exorbités!


j'entendis Véronique susurrer un pardon un peu honteux avant de s'effondrer dans mes draps.
Quel coup de théâtre dans ce vaudeville.  Je me demandais si , partant le lendemain pour la campagne, j'avais encore le temps de faire une machine avant de lui dire de partir pour tout désinfecter (y compris nous-mêmes) et après l'avoir laissé respirer deux minutes, je lui ordonnais sans nulle autre façon de nous laisser mon clown blanc au vu de sa couleur terreuse depuis quelques instants et moi...bien sûr avant de s'éclipser, qu'elle n’oublie de me lécher les pieds.

Grossière erreur, et dans cette déroute épreuve supplémentaire car je découvris ce jour-là combien je détestais qu' on me bave sur mes pieds et suçote mes pauvres orteils... Alors, dans un stoïcisme admirable, contenant mon hystérie qui cherchait à poindre, je lui ordonna de se rhabiller et de nous laisser : " je suis satisfaite! tu es une bonne chienne!"
Elle me regarda éperdue et s'écriant un "merci Madame vous êtes si bonne" et je vis disparaitre mon petit lutin odoriférant soulagée de quitter mes pénates.

Nous ouvrîmes aussitôt les fenêtres de l'appartement afin de pouvoir respirer puis mon cher et tendre remis de sa cruelle blessure de guerre et moi même passèrent joyeusement la nuit à hurler de rire devant cette épisode improbable!
Érotiquement je doute qu'il s'agisse là d'une expérience d'une rare intensité mais je crois que nous n'avons jamais autant ri, d'autant que pris à notre propre jeux nous fûmes punis de notre mascarade et goûtais à cette incongruité puisque finalement seule Véronique jouit de notre mise en scène et involontairement, elle fut le glaive de sa vengeance en castrant à moitié mon compagnon et embaumant, marquant de son odeur mon appartement devenant à mon grand dam son territoire!

je pensais à la célèbre phrase de Goethe, dans son Faust :

"– Qui es-tu donc, à la fin ?
– Je suis une partie de cette force
qui, éternellement, veut le mal, et qui, éternellement, accomplit le bien"


 Je ne sais si Méphistophélès nous avait inspiré mais il semblerait que nous fûmes punis par ses boules puantes comme bombes de destruction massive !

inutile de dire quand,15 jours plus tard, gambadant dans les bois, je reçus un texto de mon amant me disant hilare que Véronique avait adoré sa séance même si elle m'avait trouvé très dure et espérait  me revoir mais seule à seule sans lui cette fois-ci! je déclinais l'aimable proposition et mis fin définitivement et sans grand chagrin à mes expériences saphiques.

Maîtresse Busty disparu ainsi étrangement aussi vite qu'elle était apparue...

dimanche 16 novembre 2014

L'effet impulse!

Devant le SMS de séparation je demeurais hébétée...voici que je revivais trois années plus tard le même échec ressenti à celui insidieux qui s'était insinué en moi  après la perte du cocon de mon couple. Cette fois-ci  disparaissait à son tour la part de romanesque dans ma morne existence! deux jours avant les vacances et mon enfer brûlait et réchauffait les braises de la chaleur suffocante estivale ... j'étais au bord de la crise de nerf et faisant fi de mon célèbre orgueil je l'appelais et pleurais sans retenue sur son répondeur refusant cette séparation, demandant sa grâce, promettant de faire mille et un efforts...et voulant surtout une réelle discussion...le sms était un médium si minable. Il n'y a certes pas de belle séparation et mon amant était un maître des faux fuyants...mais un texto me paraissait si glacial, je ne pouvais le concevoir après deux ans de relation intense... tandis que je déversais mon ru de larmes, le téléphone se mit enfin à sonner, juste un autre texto: "Ça va amour? peux pas parler là mais j'ai une surprise qui va bien vous amuser".
Typique...laisser mijoter la petite Busty aux lardons et mangez-là andante, vous verrez combien sa chair sera tendre!

J'attendais donc son appel rassurée et un brin gromellante in sotto m'obligeant à ne pas devenir hystérique quand il téléphona enfin...avec un ton débonnaire, comme si nous n'avions pas failli nous séparer ce jour là , il m'annonça avoir une amie enfin une ancienne maîtresse qui rêvait de vivre une expérience avec une femme...il lui avait alors montré mes photos et elle voulait absolument me rencontrer.
Ça me rappelait vaguement quelque chose et je ne débordais pas d’enthousiasme à réitérer mon expérience avec encore une fois "une dame si bien", grande spécialiste de la pipe.
Mon amant jubilait : " mais non , je sais , je n'allais pas vous faire ré-endurer cela chérie, non ,non...rassurez-vous,  je lui ai dit que vous étiez une maîtresse BDSM!"

Comment? moi qui étais confondue de culpabilité et tétanisée à la peur de blesser quelqu'un je devais jouer le rôle d'une dominatrice et avec une femme qui plus est. Oh j'avais bien quelques amis libertins et spécialistes du genre mais je me voyais mal leur demander des conseils pour à jamais me décrédibiliser.
Milieu passionnant mais où l'auto dérision ne fait pas forcément des pré requis, je préférais éviter la susceptibilité de mes amis ne souhaitant pas qu'ils sachent que j aller endosser un rôle de mascarade, de tartuffe pas forcément glorieux mais...comment résister lorsque le grand tentateur sous les traits de mon amant désirait profondément quelque chose. Bien sûr, il avait su encore une fois me convaincre sans que je comprenne véritablement comment...quand à notre dispute d'un ton léger il me déclara "oh c'était juste un bluff, je savais que cela allait vous faire un électrochoc et que vous seriez ensuite dévorée de culpabilité, mais amour ces derniers jours vous avez été quand même un peu pénible"

Bref, la dame s'appelait Véronique et avait entretenu avec "Stéphane" (la énième identité choisie par mon amant ) une relation épisodique et amicale, bien sure bien avant que je le rencontre, et comme un hasard providentiel quelques jours auparavant ils avaient discuté sur le net, l'idée avait alors germer dans son esprit lorsqu'elle lui avait confié être tentée par une expérience saphique et du coup, il avait alors arrangé le RDV, me sachant en congé dans le but fantasmé de la filmer sans qu'elle en prenne véritablement conscience pour laisser une trace de ce glorieux moment. Bien sur elle était d'accord m'assura t-il et cela ajouterai un épisode à sa grande collection de films amateurs x ...j'appris ainsi à cet instant que j'étais déjà l'objet d'un film hélas de très mauvaise qualité (mais bien sur j étais d'accord?)

Nous mîmes donc des caméras dans la chambre et je m'habillais le jour J avec fébrilité d'une guêpière rouge et noir du plus bel effet, peignait les ongles et ma bouche de rouge vermillon et ma crinière dans une chignon strict, des bas résilles et des chaussures à talons aiguilles rouges venaient compléter "mon déguisement", je paradais enfin allongée sur mon lit tenant à la main un martinet en cuir et attendant ainsi la gueuse.


Maîtresse Busty était née! Adieu mes tendances nettes à la soumission, puisque je n'avais pas trouvé de dominateur ni de maître, j'allais pouvoir incarner un moment mes fantasmes et les tester sur Véronique.

Celle-ci était en retard : mon amant reçu ,en effet, un SMS lui annonçant un peu de retard et une forte angoisse et excitation. J'appris alors que "Stéphane"  lui avait annoncé que : "Maîtresse Busty" était une femme très dure et sévère qui avait beaucoup d'expériences en ce domaine et avait accepté de Stéphane sa requête par amitié pour lui s'il servait de maître de cérémonie. Il lui répondit d'ailleurs par texto que j'étais fort marrie de ce contretemps et la punirait comme il se doit pour son outrecuidance.

Ben voyons on était dans le BDSM comme deux gosses jouant à Dracula le jour d'halloween... si elle avait deux sous de jugeote elle exploserait immédiatement de rire et nous serions totalement humiliés.

Heureusement ce ne fut pas le cas!